mardi 8 juillet 2008
Lavande...
Ma petite sœur m'a envoyé cette belle photo, qu'elle a prise en rentrant du boulot ce soir.
C'est beau, non?!
Je ne pouvais pas résister, je souhaitais la mettre ici, dans mes pages... car trop belle Dame Campagne en lavande vêtue!
Lui...
...il s'en va doucement comme s'éteint la braise d'un feu dans la cendre grise...
Question d'heures, questions de jours...
Il y a 4 mois, les docteurs parlaient de semaines...
Le 14/15 approche, anniversaire de ton départ petite Mamie...
On n'est jamais prêt même si on s'y attend... juste s'habituer si on peut... pas le choix!
Merci Francis
Elle écoute pousser les fleurs
Au milieu du bruit des moteurs
Avec de l'eau de pluie
Et du parfum d'encens
Elle voyage de temps en temps
Elle n'a jamais rien entendu
Des chiens qui aboient dans la rue
Elle fait du pain doré
Tous les jours à quatre heures
Elle mène sa vie en couleur...
Quand j'arrive à m'enfuir
C'est chez elle que je vais dormir
Et c'est vrai que j'ai peur de lui faire un enfant...
Jean et les rats...
Il n’a pas toujours fière allure, le rongeur. Pourtant Jean de
La Fontaine l’a érigé en être fabuleux, parmi les plus charismatiques
de sa faune légendaire. Le rat a gagné en quelques paraboles
l’envergure que la nature lui a refusée.Si vous ne l’avez pas entendu
cent fois lorsque vous étiez enfant, soit
vous étiez un modèle de sagesse, soit vos parents l’avaient été
eux-mêmes.
"Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage."

Cette célèbre morale, comme de nombreuses autres maximes dont on a occulté la provenance, vient conclure une fable de Jean de La Fontaine.
Le poète français Jean de la Fontaine (1621-1695) est né un 8 juillet, d'où l'idée de ce post en surfant sur l'éphéméride du jour chez Yahoo.
Le Lion et le rat, où comment un petit rongeur, à force de
longanimité* (* Patience avec laquelle un être puissant et bon endure les fautes, les insultes qu’il pourrait punir.), parvient à libérer de ses rets** (** C’est un filet de chasse pour capturer le gibier, les oiseaux, les poissons. Le rets a pris un sens figuré, celui de piège.) un fauve furibond. Voilà
sans doute la plus illustre des occurrences du rongeur chez le célèbre
fablier.
Mais c’est à treize reprises que le muridé donne son nom à une
fable,
sans compter des participations plus discrètes à d’autres textes. Un
personnage ambivalent que La Fontaine ne distinguait pas réellement de
la souris, usant à l’envi du patronyme de l’un pour nommer l’autre.
Chez La Fontaine, les rongeurs prêtent souvent leurs traits au peuple. Ils sont ces petits êtres rusés, observateurs attentifs mais prudents des agissements de la cour ou du monarque. Une position à la fois délicate et propice aux commentaires distanciés. Reste que si "la méfiance est mère de la sûreté", l’animal se trouve parfois pris au jeu de son habile rhétorique.
- Le Lion et le rat*
Il faut, autant qu'on peut, obliger tout le monde:
On a souvent besoin d'un plus petit que soi.
De cette vérité deux Fables feront foi,
Tant la chose en preuves abonde.
Entre les pattes d'un Lion
Un Rat sortit de terre assez à l'étourdie.
Le Roi des animaux, en cette occasion,
Montra ce qu'il était, et lui donna la vie.
Ce bienfait ne fut pas perdu.
Quelqu'un aurait-il jamais cru
Qu'un Lion d'un Rat eût affaire ?
Cependant il advint qu'au sortir des forêts
Ce Lion fut pris dans des rets,
Dont ses rugissements ne le purent défaire.
Sire Rat accourut, et fit tant par ses dents
Qu'une maille rongée emporta tout l'ouvrage.
Patience et longueur de temps
Font plus que force ni que rage.











