lundi 14 juillet 2008
Les ancêtres de nos autoroutes
La construction des voies antiques
La "groma" est un instrument d'arpentage composé de 4 branches et pourvu d'un fil à plomb qui permettait de tracer des lignes perpendiculaires à partir d'un point central. Il servait à tracer les axes des routes et à implanter le cadastre général. Les romains ont fait preuve, pour tous leurs travaux de génie civil et de constructions, de connaissances et de techniques très élaborées. L’implantation des cadastres ruraux et le tracé des voies étaient réalisés, sur ordre de l’administration, par des arpenteurs, à l’aide d’instruments de visée très performants (groma, dioptra, chorobate).
La route elle-même, formée en plaine de la succession de longs tronçons rectilignes et dont le profil en long était amélioré par des passages en remblai ou en déblai, était véritablement construite par apport de matériaux disposés en couches superposées selon des règles précises, ce qui confirment les sondages effectués aujourd’hui sur la chaussée.
Dans les passages difficiles, en montagne en particulier, la chaussée pouvait être, par endroit, taillée dans le roc; sur les tronçons où elle était en surplomb, elle était maintenue par des murs de soutènement bâtis.
Finie, c’était en rase campagne une voie de terre, qui n’était dallée qu’en certains passages privilégiés (en ville, gués…) et dont les ornières, quand elles sont visibles, ne sont que la conséquence d’un roulage intensif.
Encadrés par l’administration provinciale et par l’armée, les chantiers routiers mettaient en œuvre des équipes nombreuses et diversifiées, de l’ingénieur au terrassier, avec sans doute des réquisitions d’indigènes.
Les bornes milliaires de la Via Domicia (ancêtres de la signalisation routière, lol)
Pour faciliter les déplacements, la route antique était jalonnée de grandes bornes de pierre (2 à 4 mètres de hauteur), en forme de colonnes ou de piliers, implantées théoriquement tous les milles (1480 m). Elles indiquaient une distance par rapport à certaines villes importantes de l’itinéraire et portaient le nom et les titres de l’empereur sous le règne duquel elles avaient été mises en place. Ce bornage correspondait généralement à de grands travaux de restauration ou de maintenance de la chaussée: ainsi , pour la voie domitienne, on conserve des bornes au nom d’Auguste (3 av. J-C), de Tibère (32 ap. J-C), de Claude (41 ap. J-C), d’Antonin le Pieux (144 ap.J-C), etc. Aucune borne n’a toutefois été retrouvée sur le tronçon de cette voie entre Apt et le Mont Genèvre.
La Via Domitia est considérée comme la plus ancienne voie romaine de Gaule.
Elle est un véritable fil conducteur à travers le Languedoc-Roussillon et à travers deux millénaires. Son état de conservation et de repérage est inégal, souvent dû à sa situation géographique: dans les grandes plaines du littoral méditerranéen du Languedoc-Roussillon le tracé de la voie romaine est bien lisible dans le paysage et le cadastre. Dans les parties de montagne comme en Haute Provence, la géologie et le climat rendaient les voies à la fois plus complexes et plus fragiles (le temps, l’érosion naturelle et le climat font que la restitution des tracés antiques est plus difficile).
La Via Domitia est le fil conducteur pour la découverte de nombreux villes et villages du Languedoc-Roussillon. La Voie Domitienne, que les Romains appelaient via Domitia du nom de son "inventeur", le général Cneius Domitius Ahenobarbus. Cette longue route fait plus de 500 kilomètres, elle traversait la province romaine de Narbonnaise entre les Alpes et les Pyrénées.
En Provence, elle arrivait du Col de Montgenèvre, dans les Alpes et allait jusqu’en Arles, d’où elle continuait vers Nîmes et le Languedoc.
Les romains se sont implantés après leur conquête dans ce qui est aujourd'hui le Roussillon.
Avant même la fondation de Narbonne, en -118, un consul énergique et entreprenant, "Cneius Domitius Ahenobarbus" avait profité de l'exceptionnelle situation du pays, entre péninsules ibérique et italique, pour renforcer son rôle millénaire de région de passage et d'échanges. Il fit construire une route militaire permettant de déplacer rapidement les légions d'Italie en Espagne, et vice versa et qui portera son nom pour devenir ensuite une voie de communication et de commerce.
La Via Domitia se cala sur certains jalons (Ambrussum, Sextantio…) de la voie Hérakléenne, pratiquée, par les marchands grecs, sur les traces mythiques de leur héros, Héraklés.
Un mille romain mesure 1000 pas soit environ 1460 mètres, chaque pas représentant deux enjambées d'un soldat romain.
La voie Domitia se prolonge en Catalogne par la voie Augusta.
La Via Augusta était la voie romaine la plus longue de la péninsule ibérique. Elle relie sur environ 1500 km les Pyrénées jusqu'à Cadix au sud de l'Espagne. L'empereur Auguste (-27 à +14) ordonna sa réhabilitation au changement de l'ère et donna son nom à cette voie. Elle fut alors une importante voie de communication et de commerce entre les cités, les provinces et les ports sur la Méditerranée.
La Via Aurelia ou voie Aurélienne est le nom donné à la grande voie romaine de la côte méditerranéenne de l’Italie romaine et de l’ancienne Gaule.
Grâce à la voie Aurélienne, Jules César put se rendre de Rome à Arles avec son escorte en 8 jours, se rendre de Rome en Hispanie avec son armée en 27 jours. Le cursus publicus (la "poste" romaine) faisait 70 kilomètres par jour (avec 4 changements de cheval).
La voie Aurélienne suit un axe assez facilement repérable sur une carte routière.
Les routes actuelles, comme c’est souvent la cas, se superposent ou passent à proximité du tracé antique. C’est la cas de la Grande Corniche aux abords de la Côte d'Azur et surtout de la RN 7 jusqu’à Salon de Provence. Cependant, la voie Aurélienne prenait parfois des chemins parallèles encore bien matérialisés actuellement. De nombreux vestiges (bornes milliaires particulièrement nombreuses le long de la Voie) jalonnent son itinéraire et permettent de bien le délimiter.
Voici des photos de Frangine, concernant la voie Romaine à Pélissanne près de Salon de Provence (13). Au vu de l'état de la voie avec ses ornières creusées par les roues des chars de l'antiquité, on penserait presque à l'ancêtre des chemins de fer, lol.

SOURCES
http://www.viadomitia.org/index.php3?langue=fr
http://ventmarin.free.fr/via_domitia/la_via_domitia.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Voie_Domitienne
http://fr.wikipedia.org/wiki/Via_Domitia_(chemin_de_Compostelle)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Via_Augusta
http://www.mediterranees.net/vagabondages/divers/domitia.html
http://www.luberon-news.com/fr/kiosque_luberon/histoire/la_via_domitia/la_via_domitia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Via_Aurelia
http://pagesperso-orange.fr/jean-francois.mangin/romains/z_viadomitia.htm
http://www.occitania.fr/
La citation du jour
"Tout pourrait être mieux, mais tout pourrait être plus mal. Donc tout est bien!" (Henri Duvernois)
J'ai passé l'après-midi entière du 14 juillet chez mon grand-père avec Man, pour soulager frangine G, et je suis rentrée à 19h30, mon Zhom est arrivé peu après de chez ses parents où ils avaient laissé nos pioux-pioux.
Le 13, hier...
Repas chez beaux-parents, puis une fin de journée et une soirée au village chez des amis pour les 3 ans de Clément, né le même jour que Tif, mais trois ans après elle. Le lendemain, vers minuit, nous souhaitions un bon anniversaire à son Papi François! Aujourd'hui, c'était l'anniversaire de Laurence dite "Lolo", une copine de 31 ans que je vois rarement!











