Le journal de Magel !

Quelques brins de vie, sur le chemin de Magel...

samedi 8 août 2009

L'occitan

drapeau_occitanQuelques expressions d'occitan ou de "patois" comme on disait chez moi autrefois, ... quand je pense qu'on envie les expressions québécoises parfois en France! lol Mais dans le sud-ouest français, si on veut bien s'y intéresser, on a aussi des expression pas "piquées des vers"!

Petite, c'est une langue que j'entendais très souvent parler autour de moi... mais aujourd'hui beaucoup d'anciens ne sont plus,... et entendre cette vieille langue d'Oc Toulousaine est devenue plus rare à "ouir" dans la rue. A savoir que l'Occitan était différent à bien des nuances près, que l'on soit dans ou bien à l'extérieur de la ville, ou bien encore au nord, à l'est, à l'ouest ou au sud de Toulouse!
Parfois ma petite Mamie devait mélanger peut-être même les expressions d'occitan avec des expressions entendus toute petite dans son pays d'Aragon, en Espagne. map_oc
En effet, je me souviens enfant, j'ai très souvent entendu en été des trucs du genre "fa calou" ou "fa calor", fa est un verbe conjugué, qu'on traduit par la locution il y a. Calor est un nom féminin qui signifie chaleur. Parler de tout ça me rappelle une période très heureuse de mon enfance, une période d'insouciance et facile, une période où je pouvais encore me blottir avec bonheur dans les bras de mes grands-parents... pour de gros et longs câlins!

Vocabulaire

  • cagnàs n.m.: grosse chaleur, canicule, celle qui coûte des litres de sueur à chaque mouvement. Au départ "flemme". "Qué cagnàs !" De l'occitan canhàs, grosse "flemme", peut-être confondu avec calimàs, canicule.
  • bouléguer v.tr.: remuer, bouger. "Boulègue-toi le c*ul, on va pas dormir ici". Sur un terrain de football, il y aura toujours un spectateur mécontent de son équipe préférée et qui criera "boulègue". De l'occitan bolegar, remuer.
  • pitchous (les ~) n.m.pl.: les enfants.
  • cagagne n.f.: blues, cafard, manque de chance. "Eh bè*, t'as la cagagne pitchou* ?".

Exclamations, expressions

  • a bisto dé nàs: au pifomètre. De l'occitan a vista de nas, à vue de nez.
  • boudu !: excl. expression de surprise ou d'agacement. "Boudu qu'il fait chaud aujourd'hui". De l'occitan bon Diu, bon Dieu.
  • eh bèh: et ben, et bien. De l'occitan "e ben".
  • en cas que: loc. adv. au cas où. "Prends ta veste en cas qu'il pleuve".
  • fascaga: commentaire péj. de l'occitan fas cagar, tu fais ch*ier, tu m'ennuies, lol.
  • macarèl: excl. exclamation de surprise de l'occitan, maquereau (le poisson ou le souteneur).
  • milodioùs: excl. exclamation d'énervement. Occitan mila dius, mille dieux.
  • qu'es aquo ?: Qu'est-ce-que c'est ? De l'occitan Qu'es aquò ?
  • Va plan: ça va.
  • Aquo rai: ce n'est pas grave.
  • A vista de nas: à peu près, à vue de nez ou au pif!
  • Diu vivant!: Dieu vivant! (juron).
  • Fa cagar (traduction inutile, lol).
  • Benlèu: peut-être (on dit "bélèwe").
  • La mascanha: peine à effectuer un travail.
  • Butar lo huèc: allumer le feu (à prononcer à la Johnny!).
  • Fa calor: il fait chaud.
  • Poton (prononcer poutou): bisou. ♥♥♥
  • Pichon: petit, prononcé "pitchon" je pense.
  • Ai set: j'ai soif.
  • Castanha: castagne ou châtaigne.
  • Agacha-me aquel grandàs: regarde-moi ce grand type.

Sources et liens utiles sur le sujet:
http://www.ben3w.com/divers/vocabulaire.php
http://occitanet.free.fr/tolosan/lexique.htm
http://www.panoccitan.org/diccionari.aspx
http://w3.erss.univ-tlse2.fr/textes/publications/CDG/29/CG29-2-%20Bras.pdf
http://www.couleur-lauragais.fr/pages/journaux/2006/cl%2087/reportage.html

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mercredi 3 juin 2009

Château de Vaux le Vicomte

Ce château, l'un des plus beaux d'Ile de France, a été construit entre 1656 à 1661 par Louis Le Vau pour Nicolas Fouquet, alors surintendant des finances de Mazarin. Les jardins ont été dessinés par le jeune Le Nôtre.
Inauguré en grande pompe en présence du jeune Louis XIV, son faste suscita la jalousie du roi et concourut sans doute à la disgrâce de son propriétaire, à son emprisonnement à vie et à la confiscation de ses biens.

Certains considèrent qu'il inspira la conception de Versailles, en réponse à sa magnificence. J’en fais partie… en effet, j'ai visité ce château 3 ou 4 fois, et je le referai encore si j'en avais l'occasion! C'est un endroit magique!
Mes pensées volent vers la Seine et Marne aujourd’hui: d’ailleurs je souhaitais un bon anniversaire à mon ancien collègue de travail au téléphone ce matin! Depuis presque 10 ans maintenant, à 6 mois d’intervalle, on n’oublie pas nos dates, lol!
(Sources)

VauxLeVicomte

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dimanche 10 mai 2009

Bordeaux et son histoire...

BDX_MuseeDAquitaine"BLOG TOUJOURS EN PAUSE, sorry!"

Au passage rapidement une actualité intéressante sur Bordeaux et son histoire, une ville d'ailleurs que j'aime beaucoup...
J'en profite pour donner le bonjour à tous mes lecteurs, si toutefois il en reste LOL!
Un article de Associated Presse:
Ville d'accueil de la journée nationale de commémoration de l'abolition de l'esclavage, Bordeaux a pour la première fois ce dimanche assumé solennellement son passé de port négrier en inaugurant au musée d'Aquitaine (point rouge et coche blanche sur la carto plus bas) un espace permanent consacré à l'esclavage.

Plusieurs manifestations se sont déroulées dimanche en France à l'occasion de la journée de commémoration des mémoires de la traite "négrière", de l'esclavage et de leurs abolitions, notamment à Nantes, Marseille et Paris, en cette journée commémorative du 10 mai qui s'était tenue pour la première fois en 2006.
A Bordeaux, ancien port négrier, une cérémonie officielle marquée par l'inauguration d'une exposition permanente sur l'esclavage s'est tenue au Musée d'Aquitaine en présence de la ministre de l'Intérieur et de l'Outre-mer Michèle Alliot-Marie, du secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo, et du maire de la ville Alain Juppé.
Si tous les ports de la façade atlantique européenne ont pratiqué la traite (on estime aujourd'hui qu'entre 11 et 13 millions de noirs ont été déportés), ils l'ont fait dans des proportions différentes. Liverpool, où a été inauguré en 2007 le Musée international de l'esclavage, a organisé 4.894 expéditions de traite. En France, Nantes était le principal port négrier avec 1.714 expéditions, devant Bordeaux (419 expéditions pour 130.000 à 150.000 noirs déportés).
Consacrées au développement sans précédent de la ville de Bordeaux au 18e siècle, ces nouvelles salles mettent en évidence l’importance du grand commerce atlantique et les échanges avec les Antilles. Elles montrent aussi comment la traite négrière et l’esclavage ont assuré une part de la prospérité de tous les ports d’Europe de l’ouest pendant près de deux siècles.
L’exposition conjugue histoire globale et histoire locale. Elle explique de manière générale la rencontre douloureuse des civilisations, l’histoire de la traite et de l’esclavage et montre la place de Bordeaux dans cette histoire. La dernière partie consacrée aux Héritages propose une réflexion sur le dépassement de cette histoire. Les métissages qui en sont le fruit ouvrent la voie à un nouvel humanisme comme en témoignent les musiques et les littératures venues des mondes créoles qui prennent aujourd’hui valeur universelle.
Un parcours muséographique de 750 m2 répartis sur 4 salles, avec : les gravures du fonds Chatillon, des éléments d’architecture monumentale, des objets issus des civilisations précolombiennes ou de l’Afrique, des maquettes, des cartographies, des audiovisuels et des images de synthèse…

Des fois l'Histoire, et bien, elle n'est pas belle à cause de la "bêtise humaine",souvent, mais il faut parler des choses moches pour ne pas les oublier et ainsi éviter de les reproduire... encore... et encore!

BordeauxCentre

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lundi 23 mars 2009

Samedi

PanoToulouse_900px

Nous étions tous les quatre chez la marraine de mon grand pour lui faire souffler des bougies sur une tarte aux fraises, puis j'ai fait le taxi vers 18h00 pour amener les enfants chez Belle-man et la mamie de Tif chez elle avec sa petite fille. La soirée qui venait, était réservée aux adultes, lol! Un petit groupe de personnes dont certains n'avaient pas croisés notre chemin depuis longtemps. Une très très belle soirée!
Couchage 5h00 du mat, c'est trop dur de récupérer après, à notre âge, lol! Mon zhom et moi, on est "cahot-rock'n roll" ou plutôt K.O.! Mais "ça ira mieux demain"... Samedi, dans l'après-midi, mes deux sœurs sont allées faire une ballade à Toulouse, il faisait un temps incroyable! Merci petite frangine, pour tes magnifiques panoramas des quais Lucien Lombard et Daurade depuis les quai de La Grave en face... Un endroit où j'ai croqué des perspectives aux Beaux Arts, près du Musée des Abattoirs qui n'existait pas encore alors. Les Beaux Arts on les aperçoit d'ailleurs contre l'Église de la Daurade, le monument blanc avec les colonnes...
Je vous mets ici juste le visuel d'ensemble n°3, et le visuel en deux morceaux après . A savoir, chaque image de frangine (3 panoramas au total) fait près de 10 Mo compressée en jpeg!

PanoToulouse_900px1

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Et puis un détail, Place de la Daurade avec ses péniches dont un Restau, puis l'église de  la Daurade, Les Beaux-Arts, le musée des Beaux-Arts, La Brasserie des Beaux Arts, le Pont Neuf, et l'hôtel Dieu St Jacques, de gauche à droite! Et bien sûr, Dame Garonne au centre sous le ciel bleu...


PanoToulouse_900px3

Et enfin de plus près sur le panorama n°4, et même si c'est penché, c'est beau Hélène!

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mardi 17 mars 2009

La caravelle, un avion de légende

Dieuzaide_001Caravelle
Caravelle, embarquement immédiat   V. Peyraud, Monmarson-Fremont P  © Privat 2006 * Beau livre (cartonné).
Paru en 11/2006

L'industrie aéronautique française est entrée de plain-pied dans l'ère des jets grâce à Caravelle, un avion d'une élégance rare, d'une pureté aérodynamique exceptionnelle. Dix ans à peine après la Libération, le prototype Caravelle prend son envol à Toulouse-Blagnac. Cet évènement constitue un acte de foi, la ferme volonté de la France de se repositionner sur le marché mondial de l'aviation civile. Le puissant biréacteur prouve de manière éclatante que les ingénieurs français n'ont pas perdu la main et sont à nouveau capables d'innover. Dans cet esprit, Caravelle permet à la France aéronautique et industrielle tout entière de reprendre confiance, en même temps qu'elle séduit l'opinion publique, au point d'acquérir très rapidement une notoriété sans précédent. Loin des traités techniques ou de travaux d'historiens, cet ouvrage, doté d'une riche illustration, se veut plus simplement un hymne à ce très bel avion légendaire.
Et je me souviens, Mam m'y a aidé un peu, petits nous allions sur le toit de l'aérogare à Blagnac pour la voir décoller: Pa y  avait travaillé dessus, et avait apporté lui aussi sa pierre à l'édifice, comme bien d'autres ingénieurs au bureau d'étude! L'ancêtre des airbus A320 et autres...
BELLE CARAVELLE !

caravelle_f_gcvm

Véronique Peyraud, hôtesse navigante à Air France, a volé dix ans sur Caravelle III et XII sous les couleurs d'Air Inter depuis 1981. Elle est aujourd'hui pilote privée.
Pascale Monmarson-Frémont, ancienne hôtesse de l'air, est aujourd'hui documentaliste au Musée Air France après plusieurs années au service des passagers sur Concorde.

Extrait du livre :
Au 1er janvier 1958, la France compte 44,3 millions d'habitants dont 11,4 millions ont moins de quinze ans. C'est dire le rajeunissement d'une population que fascine de plus en plus Y American way of life et qui rêve confort ménager, voitures et voyages en avion (en Caravelle bien sûr)...

Du côté de l'aéronautique encore...
Dieuzaide_005Jean Dieuzaide, une personnalité Toulousaine, qui a été le créateur et l'animateur à Toulouse de la Galerie municipale du Château-d'Eau, première galerie permanente de photographie en France, installée dans un ancien château d'eau (1824), au bord de la Garonne et au débouché du Pont-Neuf (Ce château d'eau alimentait en eau les fontaines de Toulouse!). Il voulait être pilote! Pour des raisons médicales, il ne pourra pas réaliser son rêve. Alors, il va photographier, la construction des avions, les usines Bréguet et Sud Aviations, les vols d’essais...
À la veille de la Seconde Guerre mondiale, un effort de rationalisation du secteur du transport aérien et des industries aéronautiques françaises est engagé par Pierre Cot, ministre de l'Air. En effet, les industries souffrent d'une absence de capitaux. Alors que «la France a donné ses ailes au monde!», comme le proclame la publicité, la créativité s'est essoufflée depuis la Grande Guerre. En dépit d'une politique des prototypes promue par Albert Caquot, directeur général technique de l'aéronautique et des transports aériens, en versant des subventions aux constructeurs, peu de bons projets émergent. Les ingénieurs français se dispersent et se contentent le plus souvent d'améliorer des appareils restés en phase d'essais. L'armée de l'air française a subi le même déclin par manque de volonté politique et de crédits. Car le retard s'est creusé. Les avions Dewoitine D-500, Morane-Saulnier MS-225 et Loire 46 affichent des vitesses inférieures ou égales à 420 km/h. Le réarmement va faire naître d'excellents appareils comme le Lioré-et-Olivier 451, le Potez 631, les fameux Dewoitine D-520 et Morane-Saulnier MS-406, mais ils ne peuvent rattraper l'avantage acquis par la Luftwaffe.
Pierre Cot entreprendra bien de réorganiser le secteur et de moderniser l'outil de production, mais la thérapie de choc se révélera trop tardive. D'abord il donne naissance à une armée de l'air indépendante en avril 1933. Ensuite il juge que le principe d'une compagnie aérienne unique facilitera l'internationalisation de l'aéronautique française. Air Union, Air Orient, la Société générale de transports aériens et la Compagnie internationale de navigation aérienne sont associés au sein de la Société centrale d'expansion des lignes aériennes, la SCELA. Cette dernière rachète les actifs de l'Aéropostale, en liquidation judiciaire, pour devenir, par convention avec l'État français, Air France, qui est ainsi créé le 30 août 1933.
L'emblème d'Air Orient, l'hippocampe ailé, est désormais celui de la nouvelle compagnie. À la veille de la guerre, le réseau couvre près de 46 415 kilomètres contre 38 000 lors de sa création. Le réseau français s'inscrit au troisième rang mondial, juste après les États-Unis et l'URSS. Les lignes sont réparties entre quatre réseaux: continental, méditerranéen et oriental, africain, américain du Sud.
Grâce à son très beau témoignage photographique, Jean Dieuzaide nous fait revivre deux légendes de l’aviation des années 50 et 60: la caravelle et le concorde.

Jean Dieuzaide est né le 20 juin 1921 à Grenade-sur-Garonne en Haute-Garonne, comme mon grand-père. Il est mort le 18 décembre 2003. c'est le fils d’une famille modeste, issue de la région toulousaine mais dont le père l’a initié à la photographie, il débute son art peu avant la Seconde Guerre mondiale. Il gagne sa renommée en captant le Général de Gaulle lors de sa venue pour la Libération de Toulouse. Il prend alors le pseudonyme de Yan et travaillera essentiellement dans le sud-ouest français, en Espagne et au Portugal. Il fait en particulier une série de clichés, restés célèbres, sur Salvador Dali. Il est honoré par le prix Niépce en 1955 et le prix Nadar en 1961.
Jean Dieuzaide a marqué l’histoire de la photographie, ses clichés de la Gitane ou son célèbre portrait de Dali ont fait le tour du monde. Ses images d’humbles, agriculteurs ou bergers, ont forgé sa réputation de photographe humaniste.

Caravelle et concorde ses deux amours, Jean Dieuzaide ne se lassait pas de de témoigner des prodiges de la technique et de la beauté de ces stars du ciel.
Il avait une préférence pour la Caravelle aux formes si pures et si douces. Il ne se lassait pas de photographier, lorsque les compagnies aériennes lui en donnait l’occasion, l’ange flottant au dessus des Pyrénées ou lors de l’atterrissage à Blagnac.
Concorde prit plus tard la suite de cette magie... Jean Dieuzaide ne quittera plus des yeux ce félin supersonique aux allures élancées. Les photos de ce livre retracent à merveille cette épopée, de la naissance de cet avion quasiment néo-gothique à la construction et aux vols d’essais.
Dieuzaide, qui signait aussi «Yan», est resté un admirateur fanatique de tout ce qui vole.
En témoignent dans cet album les clichés d’avions de tous types et de toutes tailles, du planeur au Concorde en passant par la Caravelle, le Languedoc et l’Armagnac, illustration vivante de sa passion pour la construction aéronautique et les manifestations aériennes.
Il a trouvé à Toulouse, terre d’envol, les meilleures opportunités pour saisir dans son objectif, du sol ou du ciel il était devenu un spécialiste de la photographie aérienne, les formes les plus étonnantes, les plus impressionnantes ou les plus poétiques de ces machines volantes qui l’ont tant fait rêver.
Dans cet ouvrage, qui raconte en images la fabuleuse histoire de la conquête de l’air et rend hommage aux hommes et aux (rares) femmes qui l’ont écrite, ce poète de la lumière livre son précieux regard d’esthète et d’illustrateur.

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samedi 14 mars 2009

La Dalbade

Située dans le quartier des Carmes de Toulouse, cette église Notre Dame de la Dalbade dont les fondations originelles datent du VIème siècle, doit son nom à l'enduit chaulé de couleur blanche qui recouvrait la façade de l'église qui l'avait précédée: la dalbade signifiant "la blanche". D'architecture gothique, l'édifice présente une façade à tympan de style renaissance italienne et figurant une copie du couronnement de la Vierge du peintre Italien Fra Angelico.

Plan_QuartierDalbade

Dans ce quartier, des souvenirs encore de ma première année aux Beaux Art puisque je mangeais au RU  (restau universitaire) de l'école de Commerce qui n'avait pas encore déménagé à Compans-Cafarelli!  Ma sœur cadette y a fait ses études plus tard. Tous les jours, je remontais la Rue de la Dalbade pour aller manger dans une salle de l'Hôtel Saint-Jean, qui donnait juste au départ de la rue Saint Jean, quand on venait de dépasser l'église. La queue parfois dans la rue, je n'étais pas seule à y manger, lol. Le plafond haut, une ambiance spéciale dans ces lieux... J'aimais... On avait l'impression de manger dans un autre siècle! Et puis on y mangeait chaud, familial, et c'était bon!
Fondée en 1903 par la Chambre de commerce et d'industrie de Toulouse, l'école  de commerce ou Groupe ESC avait pour vocation initiale de former des gestionnaires compétents pour les besoins de la communauté économique locale. L'école était installée à l'origine dans l'Hôtel St Jean, monastère du XVe siècle ayant abrité les hospitaliers de l'Ordre de Malte. Elle dispose aujourd'hui de 3 campus: le 1er se trouve au cœur de Toulouse, situé à deux pas du Capitole dans le quartier des affaires Compans Cafarelli, le 2ème est situé au cœur des zones d'activité technologiques de l'ouest toulousain (Entiore) et le 3ème est implanté en plein centre de Barcelone (1995, inauguration du nouveau Campus en 2008).
La deuxième année aux Beaux Arts (1986) j'allais manger au RU de la Faculté de Droit, moins poétique le restau, plutôt même cafète, en allant vers le quartier St-Pierre des Cuisines, direction opposée depuis les Beaux-Arts. Les vestiges de Saint-Pierre des Cuisines allaient être découverts plus tard lors de fouilles dans sous-sols de Toulouse, certainement liées à la construction de la ligne A du Métro. Le sol de la ville Rose est chargé d'histoire comme l'on peut se l'imaginer; à Saint-Pierre des Cuisines, on y trouve aujourd'hui le conservatoire de danse de Toulouse... mais ça, ce sera le sujet d'une autre promenade!
Le routard explique:
L'église Notre-Dame-de-la-Dalbade doit son nom à Sancta Maria de Albata (sainte Marie la Blanche), tout simplement car au Moyen Âge ses murs étaient badigeonnés à la chaux. Détruite par l’incendie de 1442, elle fut reconstruite aux XVe et XVIe siècles. Notre-Dame-de-la-Dalbade est caractéristique du gothique méridional avec sa nef unique, sans transept, ses murs imposants, sa voûte de style gothique flamboyant.

Dalbade_01
Notre_DamedelaDalbade_Rue
Notre_DamedelaDalbade_Bas_Relief

L'Église Notre-Dame de la Dalbade se situe dans le quartier des Carmes à Toulouse. Il ne faut pas la confondre avec la basilique de la Daurade sur le quai du même nom, collé contre l'école des Beaux Arts de Toulouse et dont j'avais déjà parlé le premier octobre 2008. Son nom actuel provient de l'ancienne église qui la précéda et qui était couverte d'un enduit blanc (de la chaux), lui conférant le nom de "Santa Maria dealbata" (Sainte-Marie la blanche). L'édifice actuel, assez austère de l'extérieur, est typique de l'architecture gothique méridionale.

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Histoire
Dalbade_00Cette première église tint place de 541 à la fin du XVe siècle à la place d'un premier oratoire. Elle finit ravagée par un incendie le 27 octobre 1442 en même temps que le reste du quartier. Malgré sa disparition, le nom actuel de la dalbade dérive de la dealbata).
Sa construction daterait de la fin du XVe siècle, vers 1480. Son clocher est signé Nicolas Bachelier (auteur de l'Hôtel d'Assézat et du Pont Neuf) et fut édifié en 1551. Il a été reconstruit en 1881 et marqua le point plus haut de la ville jusqu'en 1926. Il était comparable à celui de la cathédrale Sainte-Cécile d'Albi. Il s'écroula brutalement du haut de ses 91 mètres, le 11 avril 1926. Une trentaine de bustes en bossage sculptés par Nicolas et ses élèves sont exposés au musée des Augustins.
L'église aux allures de forteresse du moyen âge avec des murs épais, des ouvertures étroites et une tour nord avec créneaux présente en façade, un tympan de type renaissance italienne, fait de céramique qui représente une copie du couronnement de la vierge de Fra Angelico. Ce décor flamboyant a été réalisé par Gaston Virebent en 1878. Le portail renaissance date quant à lui de 1537.
La paroisse a été confiée en 2008 par l'archevêque de Toulouse à un prêtre de la Prélature de l'Opus Dei.
L'orgue
L'église enferme un orgue possédant 3 claviers et pédalier, de 50 jeux en tout, construit par Eugène Puget. Cet instrument, inauguré le 22 novembre 1888 par Charles-Marie Widor est cours de restauration par les facteurs d'orgues Gérard Bancells et Denis Lacorre.

Dalbade_05

Dans la rue de la Dalbade on peut trouver quelques beaux hôtels particuliers: au n° 22 l’hôtel Molinier, au n°25 l’hôtel de Pierre* (Photo ci-dessus) et en face l’hôtel des Chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, (le lieu de mon RU lors de ma première année aux Beaux Arts), aujourd’hui siège local de l’ordre de Malte. Le premier présente un portail à la décoration chargée faite de colonnes corinthiennes et de cabochons. L’hôtel de Pierre, aussi nommé hôtel de Clary, fut construit en 1538 pour le capitoul Nicolas de Bagis. Sa façade date du XVIIème siècle. Construite en pierre, elle était un signe de richesse, dans cette ville où le matériau bon marché était la brique.

* Hôtel de Clary ou de Bagis dit "Hôtel de Pierre"
Jean de Bagis, Président aux requêtes au Parlement, est à l'origine de cette belle demeure au n°25. Sa construction se fit en trois étapes: XVIe, XVIIe et XIXe. Jean de Bagis racheta en 1533 cinq immeubles que transformera le célèbre architecte Nicolas Bachelier en 1537 en un bel hôtel avec cour de style renaissance. Ces immeubles composeront la structure générale, la cour et la façade de pierre, décorée et sculptée par l'architecte lui-même. Mais c'est avec François de Clary, qui devient propriétaire des lieux en 1608, que la façade devient célèbre. Il édifie un imposant montage de pierre qui donna son surnom d'"oustal de peiro" à l'hôtel: maison de pierre. Accusé d'avoir utiliser des pierres destinées à l'édification du Pont-Neuf, Clary mourut en 1616 sans voir la façade de pierre finie. Calvet-Besson, nouveau propriétaire en 1857 achèvera l'œuvre.

Rue de la Dalbade à Toulouse: pour ce magazine des quartiers, partons à la découverte de l'Église Notre-Dame de la La Dalbade qui se situe dans le quartier des Carmes à Toulouse.

Liens
http://www.cosmovisions.com/monuToulouseEgliseDalbade.htm
http://www.cosmovisions.com/monuToulouseHotelPierre.htm
http://www.cosmovisions.com/monuToulouse.htm
http://www.linternaute.com/voyage/france/midi-pyrenees/toulouse/itineraire/hotels-particuliers/

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mercredi 11 mars 2009

À la recherche des fontaines de Toulouse

Cathedrale_St_Etienne_ToulouseLa fontaine Saint-Étienne
Située place Saint-Étienne, elle est la plus ancienne conservée dans Toulouse. Saint-Étienne est un riche quartier de Toulouse, situé en son centre historique, au sud-est de la Place Esquirol. Dans ce magnifique quartier bourgeois, les belles demeures ont été réalisées pour les aristocrates et pour les gens de robes. On y trouve aussi des magasins de luxe, des magasins d'antiquité ainsi que des ateliers de restauration.
La plus belle des propriétés est sans conteste l'Hôtel d'Ulmo, construit entre 1526 et 1536 sur une maison forte du XVe siècle. Ce quartier est organisé autour de la cathédrale Saint-Étienne et de sa place, sur laquelle se trouve la plus ancienne fontaine publique monumentale, style Renaissance, le Griffoul, qui signifie en langue d'Oc source jaillisante. Cette fontaine date de 1546-1548. La fontaine Saint-Étienne ou griffoul était dotée au départ de quatre «Manneken-Pis» en bronze. Ils se transformèrent par la suite en quatre charmants bambins, plus révérencieux.
L'élégante place Saint-Étienne est l’une des plus anciennes de Toulouse. Au milieu trône le Griffoul, fontaine publique datant de 1546. La préfecture, à droite de l’entrée principale de la cathédrale, occupe quant à elle un ancien hôtel particulier construit en 1693. On y trouve le marché aux livres tous les samedis matins! (Crédit photos ci-dessous: François Bayeux)

Un document d'histoire sur le quartier et la place Saint-Étienne

FontaineStEtienneGriffoul_01
FontaineStEtienneGriffoul_02
FontaineStEtienneGriffoul_03
FontaineStEtienneGriffoul_04
Mais quittons la place Saint-Étienne et la Fontaine Griffoul,
pour aller vers l'Hôtel Ulmo, rue Ninau...
Un petit plan vue du ciel !
Plan_QuartierStEtienne
Et merci à Google Earth,... un régal pour se promener dans ma ville rose!
HotelUlmo_cours
HotelUlmo_entree
HotelUlmo_porche

L'Hôtel d'Ulmo se situe tout près de la place Saintes-Scarbes, au n°15 de la rue Ninau, dans le centre historique de Toulouse et fut construit entre 1526 et 1536 sur une ancienne et importante bâtisse du XVe siècle, pour le magistrat Jean d'Ulmo.
La muraille qui joint des deux tours de l'hôtel semble bien avoir était construite pendant la splendeur du Président jean d'Ulmo vers 1530. La double balustrade et les mascarons sont probablement de cette époque.
Par contre le portail et ces belles décorations sont plus tardives (Louis XVI). La voûte est construite de pierres et de briques savamment mêlées, signe d'une opulence certaine. Les mascarons sont en fait des gargouilles qui évacuent l'eau du passage. On reconnait à travers un peu de mousse un babouin et un diable à grandes oreilles. Cette grille est-elle d'époque? C'est possible car nous avons un dessin Louis XIII avec ces spirales empilées et des attaches en tôle à l'ancienne. On peut entrer dans la cour, mais pour visiter il faut souvent attendre les journées du patrimoine!

15ninau_Ulmo1
15ninau_Ulmo2
15ninau_Ulmo


Quelques liens

http://grau.club.fr/ninau/ninau.html

http://www.jacobins.mairie-toulouse.fr/patrhist/jourpatri/textes/patrimoine.html
http://wapedia.mobi/fr/Toulouse?t=3.

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Saint François Longchamps

2009_03_05_St_Francois__224_Ma petite sœur and Co ont passé leur deuxième semaine de congés d'hiver dans cette petite station qui m'a l'air bien sympathique. J'avais envie de vous montrer une photo qu'elle m'a envoyé. Cela donne envie d'y aller faire un tour... juste pour y faire des photos de nuit, moi qui maitrise plus le sujet des Pyrénées, lol!
Une station de ski dans les Alpes
Saint François Longchamps est blottie entre la chaîne de la Lauzière et le massif du Cheval Noir, Saint-François- carte_saint_francoisLongchamp vous accueille au cœur de paysages magnifiques. Vous aimerez cette station familiale, son animation, son domaine skiable relié à Valmorel et son superbe point de vue sur le Mont-Blanc à partir du col de La Madeleine. [ 1 650 m ]

LIENS
http://www.guideslabalise.com/stations-de-ski-1388/alpes-du-nord/stations/saint-francois-longchamp/

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mardi 3 mars 2009

Les Halles de Paris

LesHalles1950Je vois aujourd'hui: "A 40 ans, Rungis, le plus grand marché du monde, résiste bien à la crise!"
Le Marché d'intérêt national de Rungis, qui fête aujourd'hui son 40e anniversaire, a réussi à conserver son titre de "capitale mondiale du frais" malgré l'explosion de la grande distribution ces dernières années et semble aujourd'hui peu affecté par la crise. Le MIN est ainsi parvenu à résister aux assauts de la grande distribution et à la disparition des petits commerces qui s'approvisionnaient essentiellement à Rungis.
Les Halles de Paris comptait 10 pavillons métalliques édifiés par l'architecte Victor Baltard en 1851. Ils furent détruits en 1969 pour laisser place au complexe actuel, le forum des Halles. Photo de 1950 © Louis Schmidt

Les Halles de ParisForumdesLesHalles

  • 1110 installation d’un marché alimentaire sur l’actuel 2ème arrondissement de Paris. Les Halles y resteront plus de 8 siècles jusqu’au transfert à Rungis.
  • 1183 - 1269 premiers pavillons abrités et bâtiments réservés aux poissons sous Philippe-Auguste et Saint Louis.
  • 1543 29 ans de travaux décidés par François 1er.
  • 1789 premier marché de fruits et légumes. Les Halles de Paris prennent forme.
  • 1811 - 1853 refonte complète décidée par Napoléon 1er et confiée à l’architecte Baltard.
  • 1953 création du réseau des MIN.
  • 1962 annonce officielle du transfert à Rungis.

La décision prise de déplacer les Halles hors de Paris, mais restait à trouver où les implanter. Les critères étaient les suivants :

  • Un site comportant de vastes espaces libres facilement constructibles.
  • Au carrefour de grandes voies routières, ferroviaires et aériennes.
  • Facile d’accès pour les vendeurs et les acheteurs parisiens et provinciaux.
  • Pratique pour l’arrivée des marchandises.

Les_Halles_de_ParisLe 3 mars 1969, le Marché de Gros de Rungis est officiellement ouvert. En 1973, le marché de la viande rejoint Rungis. En effet, depuis la fin des années 1950, les produits carnés étaient installés à la Villette avec les abattoirs. Avec le développement du transport sous froid et la modernisation des abattoirs de province, ces installations sont rapidement devenues inadaptées. Il a été décidé de regrouper tous les produits frais sur Rungis; les chevillards (Grossiste en viande de boucherie, commissionnaire vendant la viande aux détaillants) rejoignaient le site.

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lundi 2 mars 2009

Concorde...

Concorde_01Une date un peu spéciale qui me fait remonter jusqu'à l'époque de mon enfance, celle des débuts d'un bel oiseau de métal, un avion majestueux, inégalable, irremplaçable, et cela malgré ses défauts de consommation ou malgré le bruit infernal qu'il produisait. Ce bruit est peut-être d'ailleurs à l'origine de la presque surdité d'une oreille chez Pa. Il a travaillé pendant toute sa carrière pro là-bas à Sud aviation, la SNIAS, puis à l'aérospatiale puis à Airbus Industrie, pour les avions, au bureau d'étude... Et je me souviens de notre fascination pour les avions lorsque nous étions enfants, mon frère, mes sœurs et moi. Parfois avec Mam et Pa nous nous arrêtions près des pistes d'envol, derrières les barbelés face à la Tour de contrôle de Blagnac, à Saint-Martin du Touch, pour le voir décoller le Concorde: c'était beau, ça faisait du bruit au décollage (on se bouchait les oreilles avec nos mains d'enfants) puis un peu plus tard on entendait le mur du son, et malgré ce bruit strident, nous étions heureux et contents de voir cet avion s'envoler quelques minutes après avoir redressé son bout de nez, un avion sur lequel notre Pa avait travaillé... C'était un spectacle grandiose, extraordinaire! Mieux que la PS ou la WII mes Chéris, lol!
Il y a eu la Caravelle, aussi, un autre bel avion du passé dont je parlerai un autre jour, même si j'en ai déjà parlé il y a quelques mois je crois, comment oublier mes rares souvenirs d'enfants: nos promenades sur le toit de l'aérogare pour assister aux décollages des "vavions"...


Il y a 40 ans, le Concorde effectuait son 1er vol...
Dieuzaide_concorde
Le premier vol d'essai du premier avion de ligne supersonique baptisé Concorde s'est déroulé le 2 mars 1969. Un vol de 29 minutes avec André Turcat aux commandes. Le premier vol commercial n'eut lieu que sept ans plus tard. Le dernier s'est déroulé le 26 novembre 2003.
Le Concorde est le fruit d'une collaboration franco-anglaise lancée en 1962. Quatre entreprises ont travaillé à ce projet, incroyable pour l'époque, d'un avion commerciale supersonique: Sud-Aviation et British Aircraft Corporation pour l'avion, et Bristol Siddeley et la SNECMA pour les moteurs.
Le prototype n°1 a volé pour la première fois le 2 mars 1969, piloté par le pilote d'essais André Turcat, à Toulouse. Le 9 avril suivant le Concorde n°2 a volé en Angleterre.
Le Concorde possède des ailes appropriées au vol d'un supersonique, appelées "ailes en delta à la gothique" qui ont la forme d'une longue flèche. Il est propulsé par quatre réacteurs Olympus 593 installés dans deux nacelles situées sous les ailes.

Le Concorde mesure 62 m de long, 25,50 m d'envergure, 11,30 m de haut. La poussée de chaque réacteur est de 17,4 t. Il peut décoller avec un poids maximum de 185 tonnes, peut voler jusqu'à 2150 km/h et peut prendre cent passagers.

"Crashé" une seule fois le 25/07/2000 pendant sa carrière, la faute à une négligence (un déchet sur la piste qui a été projeté sur le réacteur et qui l'a fait exploser!) après son décollage à Roissy Charles De Gaulle. J'étais en Tunisie une semaine avec mon zhom, ce jour là... Il totalise 3.978 vols et plus de 11.900 heures de vols.

Aujourd'hui, sur les vingt Concorde construits par Sud Aviation (ensuite Aérospatiale) et British Aircraft Corporation, il reste 18 exemplaires de l'avion mythique. Le Concorde 001 a pris sa retraite au musée de l'Air et de l'Espace au Bourget. Les autres profitent de leur villégiature en Grande-Bretagne et en Allemagne. Les deux avions légendaires de la Ville rose permettent de voyager sans boucler sa ceinture. Dans le cockpit, on imagine les pilotes, le nez dans les nuages et passant le mur du son en costume cravate. La cabine VIP du Concorde 201, a souvent accueilli Valéry Giscard d'Estaing. Mais il est interdit de tester le siège présidentiel en cuir. Sur le Concorde, les hôtesses portaient aussi du Nina Ricci, les passagers goûtaient la cuisine d'Alain Ducasse. En réalité, le luxe, c'était la vitesse, 2200k/h environ à 1 800 m d'altitude.
Pendant les vacances scolaires tous les jours et le reste de l'année visite le mercredi et le samedi ouverte aux particuliers sur réservation. Le départ de la visite s'effectue en bus au départ du village Aéroconstellation (rue Joseph Strauss) à Blagnac, et permet de traverser tout le site aéronautique de Colomiers, Saint-Martin du Touch et Blagnac avec la découverte de l'avion d'essai Concorde 2001 et du vol commercial Concorde 209 d'Air France «Fox Charlie».

Liens
http://francis.deshayes.free.fr/concorde/inedit.htm
http://memoireairfrance.canalblog.com/archives/2005/01/10/254912.html

Place_Concorde_hdr_michel_wnukPlace de la Concorde
Je ne peux m'empêcher d'en parler, même si ce n'est pas vraiment le sujet de l'article! La place de la Concorde est située au pied de l'avenue des Champs-Élysées dans le 8e arrondissement à Paris, en France. Il s'agit de la deuxième plus vaste place de France (après la place des Quinconces à Bordeaux). De très beaux endroits que ceux-là...

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