mardi 15 décembre 2009
Un 15 décembre ...
Le 15 décembre 1832, naissait Gustave Eiffel, le "papa" de la Tour Eiffel... (Ephéméride sur Yahoo!)
2 ans, 2 mois et 5 jours...
Elevée entre 1887 et 1889, haute de 324m, la tour Eiffel, pourtant si longtemps contestée, est de nos jours considérée à travers le monde comme le symbole de Paris. Cette gigantesque construction a immortalisé son "père", l'ingénieur Gustave Eiffel, spécialiste de l'architecture métallique.
A l'origine de la tour Eiffel, il y eut un concours lancé par le ministère du Commerce et de l'Industrie pour construire un édifice exceptionnel à l'occasion de l'Exposition universelle. Le projet des ingénieurs Koechlin et Nouguier, de la société Eiffel, fut retenu parmi quelque 700 concurrents.
Construction théoriquement provisoire, elle fut sauvée de son démantèlement, prévu en 1909, en étant exploitée à des fins militaires.
On doit également à Gustave Eiffel de nombreux ponts et viaducs, dont le célèbre viaduc de Garabit (1882). Ce que l'on sait peut-être moins, c'est qu'ayant établi à Auteuil le premier laboratoire d'aérodynamique (1912), Eiffel contribua largement à l'essor de l'aviation.
La Tour Eiffel à Paris a été achevée le 31 mars 1889. Elle a été édifiée par Gustave Eiffel pour l'Exposition universelle de Paris qui devait célébrer le centenaire de la révolution Française.
Avec plus de 6 millions de visiteurs par an, la tour Eiffel est le monument le plus visité au monde. Une visite de Paris ne se conçoit pas sans visite de la tour Eiffel.
Plus de 100 après la construction de la tour Eiffel, la technologie et l'équipement - notamment les système d'ascenseurs - restent étonnants.
Cela s'est aussi passé un 15 décembre:
2000
Quatorze ans après avoir été le théâtre de la plus grave catastrophe nucléaire civile de l'histoire, la centrale de Tchernobyl est définitivement fermée par les autorités ukrainiennes.1996
Fusion des deux géants américains Boeing et McDonnell Douglas, créant ainsi le plus grand groupe aéronautique et spatial du monde.1995
Les chefs d'Etat et de gouvernement des 15 pays membres de l'Union européenne appellent "euro" la future monnaie unique qui commencera à entrer en vigueur le 1er janvier 1999.1970
Après 120 jours de vol, la sonde soviétique Venera 7 largue un module sur Vénus qui transmet des informations pendant 35 minutes.1916
L'armée française sort victorieuse de la bataille de Verdun.1890
Le chef indien Sitting Bull est tué au cours d'une bataille avec l'armée américaine, dans le Dakota du Nord.1840
Les restes de Napoléon Ier sont ramenés aux Invalides.
Ils sont nés un 15 décembre:
L'ingénieur français Gustave Eiffel (1832-1923)
L'auteur dramatique américain Maxwell Anderson (1888-1959)
- Le chimiste français Henri Becquerel (1852-1908)
dimanche 29 novembre 2009
Pas le temps... décidément!
Plein de choses à dire, mais pas le temps de les mettre en forme! Ma vie est plutôt mouvementée ces derniers temps...
Un salon professionnel de 10 jours en début de mois à 2h30 de la maison en Gironde, le décès de ma tantine pendant le salon, le travail de fin d'année qui se décuple avec les fêtes de Noël, mes enfants malades en début de semaine,... et j'en passe, une drôle de vie quoi!
Toujours à fond, le temps prend une allure vertigineuse, et mes pensées régulières et bien présentes au quotidien pour Elle qui s'en est allée, je n'arrive pas à me faire à cette idée! Elle était le pilier de notre famille, le trait d'union entre chaque personne... Va falloir vivre en essayant d'apprivoiser son absence, même si elle reste pour toujours ancrée dans nos pensées tendres et affectueuses... Partie à cause d'une fausse route, je suis sûre qu'elle a trouvé le bon chemin... Je lis le carnet du jour sur Yahoo, et voilà que je vois une infos sur l'histoire de Toulouse! En effet...
Le saint du jour: St Saturnin (premier évêque de Toulouse, martyr, mort en 250).
Saint Saturnin de Toulouse, aujourd'hui connu sous le nom de Saint Sernin, est le premier évêque chrétien de Toulouse connu. Il est fêté le 29 novembre.
Le nom de Saturnin (Saturninus) a subi de multiples évolutions que l'on retrouve dans de nombreux toponymes et patronymes: Sadourny, Sernin, Serni, Serny, Cernin, Sernilh... Je peux pas résister à l'envie de parler de ma ville rose, alors merci à W pour l'article! Je copie-colle dans mon post!
Histoire et légende
Il est difficile de séparer ce qui relève de l'histoire et ce qui est plutôt de l'embellissement légendaire, lié notamment aux croyances religieuses et aux traditions populaires.
Saturnin est envoyé de Rome par le pape Fabien, pour évangéliser la Gaule. En passant par Nîmes, un disciple se joint à lui, Honest. Ensemble, ils vont jusqu'à Pampelune, en Espagne. Ils y rencontrent et consacrent le futur Saint Firmin. Honest subit le martyre, et Saturnin, accompagné d'Hilaire, son futur successeur, revient sur ses pas pour s'arrêter à Toulouse.
Martyre de Saint-Saturnin - église de Daumazan sur Arize (Ariège) - XIIe siècleSaturnin sillonne la région à des fins d'évangélisation. En 250, attribuant le silence des oracles à ses passages fréquents devant le Capitole (temple majeur de la cité antique), des prêtres païens lui demandèrent d'honorer l'empereur en lui sacrifiant un taureau. Son refus valut à Saturnin d'être attaché au taureau du sacrifice. La légende raconte que le taureau, pris d'une rage folle, descendit à toute allure les marches du Capitole, traînant derrière lui l'évêque. Sa tête explosa sur les marches du temple.
Le taureau aurait rejoint la campagne en passant par la porte nord de la ville, la Porterie, alors protégée par des remparts. Cette porte était située à l'emplacement de l'actuelle place du Capitole. Le taureau aurait abandonné Saturnin sur la route de Cahors, la rue du Taur, lui donnant ainsi le nom qu'on lui connaît aujourd'hui. Selon une autre légende, la gare Matabiau serait située sur l'emplacement où ledit taureau (biau) aurait été tué (matar). En fait "buòu" désigne le bœuf en occitan et le nom de Matabiau vient de l'endroit où on abattait les bœufs à l'époque médiévale.
Le corps sans vie du malheureux fut recueilli par les saintes Puelles, deux jeunes femmes. Elles l'inhumèrent à l'endroit exact où son corps fut trouvé, dans un fossé assez profond pour que les païens ne puissent pas profaner la dépouille. La légende dit que, battues par la foule, les saintes Puelles quittèrent la ville pour se réfugier dans le petit village près de Castelnaudary qui porte leur nom, le Mas-Saintes-Puelles. Hilaire, évêque au quatrième siècle, fit construire une petite église en bois, un oratoire, sur la tombe du martyr. C'est l'emplacement de l'église du Taur que nous connaissons aujourd'hui.
Quelques liens supplémentaires:
http://www.basilique-st-sernin-toulouse.fr/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Saint-Sernin
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Notre-Dame_du_Taur
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Saint-Hilaire#Le_sarcophage_de_Saint-Sernin
mardi 25 août 2009
Un casque par deux fois percé

J’imagine un soldat
Des blessures par balles
Celles d’un homme,
Certainement fatales…
Une guerre de trop!
Ce fut aussi un casque pot de chambre
Raconte ce gars de la montagne.
Le casque est suspendu,
Sur le poteau devant le vieux poulailler
Abandonné, vide, mais si plein de passé.
Une existence abandonnée,
Sur le poteau
D’une cabane en bois usé
Toutes clouées de clous rouillés !
Pendant mes petites vacances dans les Pyrénées, j’ai souhaité vous faire partager une petite trouvaille…
dimanche 26 juillet 2009
Une annonce par hasard...
En "farfouillant" sur le Net, je tombe sur une annonce immobilière: "château à vendre". Je n'ai pas pu trouver grand chose sur le sujet, Internet est pauvre sur cette partie d'histoire. J'en appelle aux savants d'aujourd'hui, pour compléter mon histoire et surtout la préciser.
Lisez l'annonce et vous allez comprendre pourquoi moi qui suis "grand amateur" de vieille pierres chargées d'histoire, j'ai le cerveau en ébullition et rempli de curiosité quant à ces lieux et surtout, je suis prête à partir en croisade pour un reportage photos, lol. Je me demande si ce n'est pas le château dont mon zhom m'avait parlé il y a quelques semaines, découvrant par hasard une bâtisse au fond d'un chemin...
Et, je me demande si c'est le château de Montégut-Ségla, "domaine
littéraire" dont Jacques Douzans un ancien maire de Muret avait parlé
dans un livre?
En effet, Jeanne Ségla, Dame de Montégut, née à Toulouse le 25 octobre 1709, perdit son père à l'âge de deux ans. Elle épousa à 16 ans, M. de Montégut, trésorier de France, de la Généralité de Toulouse. De ce mariage elle eut un fils. L'éducation de cet enfant fournit à Madame de Montégut l'occasion de développer son goût pour les lettres, et ses dispositions pour l'étude des langues. Bientôt elle fut aussi habile que les précepteurs du jeune Montégut, et voulut les remplacer. Elle apprit l'anglais, l'italien et l'espagnol. Le dessin lui devint familier et elle s'adonna avec succès à la musique... Lire la suite >>> (dans le Dictionnaire historique, littéraire et bibliographique des Françaises) ou regarder l'image "extraite du livre" ci-contre.
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Château (700 m²)
Bien immobilier situé à Muret (31600)
Idéalement placé à 5 minutes de MURET et 30 minutes de Toulouse, magnifique demeure en briques et galets du XVI chargée d'histoire. Escaliers à vis, vitraux, salle des templiers, cachots... Cachet et authenticité sont répartis en 16 pièces principales développant de très beaux volumes: réception de 90 m², 9 chambres entre 15 et 40 m², de nombreuses salles de bains (2 SDB, 3 salle d'eau et 4 toilettes)... Très beau parc arboré et paysagé de 2 hectares avec son espace piscine, pool house et dépendances, en bord de Garonne. Pour tout amateur de vie de famille, hôtellerie, chambres d'hôtes. Année de construction: 1600.





Ah, si j'avais des sous... ;-D
mardi 23 juin 2009
La bataille d'al-Qadisiyya
Ou Kadésiah, est une bataille qui eut lieu en 636 entre les Arabes musulmans et les Perses sassanides dans le cadre de la conquête musulmane de la Perse.
Les années qui suivent la mort de Mahomet (juin 632) voient l'expansion arabe au Proche-Orient, notamment en Mésopotamie (l'actuel Irak). La conquête de la Mésopotamie se fait aux dépens de la dynastie perse des Sassanides, fondée en 226 après JC.
Aux alentours de l'année 636[1], Rostam Farrokhzād, conseiller et général de Yazdgard III (r. 632 - 651), mène une armée de 100 000 hommes au-delà de l'Euphrate à la bataille d'al-Qâdisiyya. Certains l'ont critiqué pour sa décision de faire face aux Arabes sur leurs propres territoires - aux abords du désert - et ont dit que les Persans auraient pu tenir s'ils étaient restés sur la rive opposée de l'Euphrate.
Le calife `Omar déploya 30 000 cavaliers arabes sous le commandement de Sa`d ibn Abī Waqqās contre l'armée perse. La bataille d'al-Qadisiyya s'ensuivit, pendant laquelle les iraniens ont d'abord dominé, puis le troisième jour de combats, l'avantage est passé aux musulmans.
Les Iraniens ont tenté de fuir. Le général perse Rostam Farrokhzād fut capturé et eut la tête tranchée.
D'après les sources musulmanes, les pertes des Iraniens ont été énormes, alors que les Arabes ne perdirent que 7 500 hommes. La taille des forces en présence et la disparité des pertes peuvent être des exagérations ultérieures, mais le fait que les Arabes aient gagné cette bataille est indiscutable.
La Perse est le nom utilisé par les Grecs dans l'Antiquité pour désigner le territoire de l'Iran antique, qui portait le même nom que la région capitale de cette époque: Pars, appelée Pārsa- en vieux-persan et Pārs en moyen-persan. Plus généralement, le nom de Perse reste utilisé hors de l'Iran jusqu'en 1934.
Au IIIe siècle, sous la dynastie sassanide, apparaît le mot Ērān ou Ērānšahr, qui signifie « pays des Aryens », c'est-à-dire «pays des Iraniens». Au VIIe siècle, après la chute des Sassanides, le pays reprend - en Occident - le nom de «Perse», qui est utilisé jusqu'en 1934, date à laquelle Reza Pahlavi demande aux représentations diplomatiques d'appeler le pays Iran, comme les iraniens ont toujours appelé leur pays.
Durant l'Antiquité, le puissant Empire persan des Achéménides a livré plusieurs guerres aux Grecs. Plus tard, les Arabes conquièrent la région et y introduisent l'islam. Les Iraniens continuent à parler persan.
La relation de la Perse au monde arabe n'est pas sans similitude avec celle de la Grèce vis-à-vis de Rome: conquise militairement, elle va elle aussi conquérir culturellement peu à peu son vainqueur.
Ici un lien très interressant pour approfondir ses connaissances, lol!
Le Shâh Nâmâ (qui peut également s'orthographier Chah nameh ou Shahnamah) est un poème épique persan de plus de 60000 distiques, écrit vers l'an 1000 par Firdawsi. Le titre signifie "Livre des rois".
mercredi 3 juin 2009
Château de Vaux le Vicomte
Ce château, l'un des plus beaux d'Ile de France, a été construit entre 1656 à 1661 par Louis Le Vau pour Nicolas Fouquet, alors surintendant des finances de Mazarin. Les jardins ont été dessinés par le jeune Le Nôtre.
Inauguré en grande pompe en présence du jeune Louis XIV, son faste suscita la jalousie du roi et concourut sans doute à la disgrâce de son propriétaire, à son emprisonnement à vie et à la confiscation de ses biens.
Certains considèrent qu'il inspira la conception de Versailles, en réponse à sa magnificence. J’en fais partie… en effet, j'ai visité ce château 3 ou 4 fois, et je le referai encore si j'en avais l'occasion! C'est un endroit magique!
Mes pensées volent vers la Seine et Marne aujourd’hui: d’ailleurs je souhaitais un bon anniversaire à mon ancien collègue de travail au téléphone ce matin! Depuis presque 10 ans maintenant, à 6 mois d’intervalle, on n’oublie pas nos dates, lol!
(Sources)
dimanche 10 mai 2009
Bordeaux et son histoire...
"BLOG TOUJOURS EN PAUSE, sorry!"
Au passage rapidement une actualité intéressante sur Bordeaux et son histoire, une ville d'ailleurs que j'aime beaucoup...
J'en profite pour donner le bonjour à tous mes lecteurs, si toutefois il en reste LOL!
Un article de Associated Presse:
Ville d'accueil de la journée nationale de commémoration de l'abolition de l'esclavage, Bordeaux a pour la première fois ce dimanche assumé solennellement son passé de port négrier en inaugurant au musée d'Aquitaine (point rouge et coche blanche sur la carto plus bas) un espace permanent consacré à l'esclavage.
Plusieurs manifestations se sont déroulées dimanche en France à l'occasion de la journée de commémoration des mémoires de la traite "négrière", de l'esclavage et de leurs abolitions, notamment à Nantes, Marseille et Paris, en cette journée commémorative
du 10 mai qui s'était tenue pour la première fois en 2006.
A Bordeaux, ancien port négrier, une cérémonie officielle marquée par l'inauguration d'une exposition permanente sur l'esclavage s'est tenue au Musée d'Aquitaine en présence de la ministre de l'Intérieur et de l'Outre-mer Michèle Alliot-Marie, du secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo, et du maire de la ville Alain Juppé.
Si tous les ports de la façade atlantique européenne ont pratiqué la traite (on estime aujourd'hui qu'entre 11 et 13 millions de noirs ont été déportés), ils l'ont fait dans des proportions différentes. Liverpool, où a été inauguré en 2007 le Musée international de l'esclavage, a organisé 4.894 expéditions de traite. En France, Nantes était le principal port négrier avec 1.714 expéditions, devant Bordeaux (419 expéditions pour 130.000 à 150.000 noirs déportés).
Consacrées au développement sans précédent de la ville de Bordeaux au 18e siècle, ces nouvelles salles mettent en évidence l’importance du grand commerce atlantique et les échanges avec les Antilles. Elles montrent aussi comment la traite négrière et l’esclavage ont assuré une part de la prospérité de tous les ports d’Europe de l’ouest pendant près de deux siècles.
L’exposition conjugue histoire globale et histoire locale. Elle explique de manière générale la rencontre douloureuse des civilisations, l’histoire de la traite et de l’esclavage et montre la place de Bordeaux dans cette histoire. La dernière partie consacrée aux Héritages propose une réflexion sur le dépassement de cette histoire. Les métissages qui en sont le fruit ouvrent la voie à un nouvel humanisme comme en témoignent les musiques et les littératures venues des mondes créoles qui prennent aujourd’hui valeur universelle.
Un parcours muséographique de 750 m2 répartis sur 4 salles, avec : les gravures du fonds Chatillon, des éléments d’architecture monumentale, des objets issus des civilisations précolombiennes ou de l’Afrique, des maquettes, des cartographies, des audiovisuels et des images de synthèse…
Des fois l'Histoire, et bien, elle n'est pas belle à cause de la "bêtise humaine",souvent, mais il faut parler des choses moches pour ne pas les oublier et ainsi éviter de les reproduire... encore... et encore!
samedi 28 mars 2009
Les Jacobins
L'ordre des Frères prêcheurs (futurs dominicains) est créé en 1216 à Toulouse par Saint Dominique, dans le contexte de la lutte contre l'hérésie cathare. La maison mère est le couvent des Frères prêcheurs, installé dans le site actuel depuis 1230. Nous voici donc dans le quartier des Jacobins...
Maison mère de l'ordre des Dominicains! C'est un ensemble monastique imposant et majestueux comprenant: la chapelle Saint-Antonin et le cloître. Au Jacobins se trouve le plus bel exemple de "voûte en palmiere" chef-d'œuvre de l'art gothique méridional.
La construction de l'église est aussitôt entamée. Elle dure un peu plus d'un siècle. Le projet, initialement roman, s'achève dans le style gothique méridional. De 1230 à 1234, est édifié un bâtiment rectangulaire, relativement modeste, couvert d'une charpente. Le choix d'un double vaisseau est déjà fixé: la nef de gauche est consacrée aux religieux, la nef de droite aux fidèles. De 1245 à 1252, on allonge l'église vers l'est pour la doter d'un chœur polygonal. de 1275 à 1298, le chœur reçoit sa voûte actuelle, avec le fameux palmier (élevé en 1292). On édifie également la tour du clocher en 1298. Enfin, de 1325 à 1335, on remanie les nefs pour les rendre parfaitement symétriques et assurer la cohérence architecturale avec le chœur. En 1385, Urbain V confie le corps de Saint Thomas d'Aquin au couvent, qui change alors de "titulature" en l'honneur du grand théologien dominicain.
Hôtel de Bernuy
L'Hôtel de Bernuy se situe dans la rue Gambetta, dans le centre historique de Toulouse et fut construit de 1503 à 1533. Abritant tout d'abord le collège des Jésuites de 1567 à 1762, puis le collège royal à partir de 1764, il forme aujourd'hui un ensemble qui comprend le collège et le lycée Pierre de Fermat; le lycée où j'ai passé mon Bac en 1985.
(Voir le cercle rouge sur le plan ci-dessous)
L'hôtel fut conçue par l'architecte et sculpteur Louis Privat. Représentatif du style renaissance, sa tour d'escalier hexagonale est une des plus haute de la ville (26,5 mètres).
L'un des plus beaux hôtels Renaissance de Toulouse, un hôtel particulier du XVIe siècle. Édifié par Jean de Bernuy, juif espagnol chassé par l’Inquisition. Jean de Bernuy était parmi les commerçants les plus riches de Toulouse, en faisant fortune dans le commerce du pastel, cette fleur qui donnait une teinture bleue indélébile, et qui était largement cultivée dans le Lauragais. Il sera capitoul en 1533.
D'ailleurs pour l'anecdote, sa prodigieuse fortune lui permit de faire édifier sur sa demeure la tour la plus haute de la cité alors (symbole de puissance et signe de reconnaissance des personnages importants de la cité) mais aussi de se porter caution auprès de Charles-Quint de la rançon exigée pour la libération de François Ier. Jean de Bernuy eut donc l’honneur de recevoir le roi et sa cour sous son toit en 1533.
vendredi 20 mars 2009
Les trésors cachés de la ville rose
Un livre sur ma ville "Toulouse secret et insolite"
Sonia Ruiz, Corinne Clément , Patrick Daubert (Photographe)
Broché paru le 01/09/2007
Editeur: Les Beaux Jours
Résumé
Les vestiges d'une chartreuse dans un jardin, un singe portant monocle au faîte d'une maison, une armoire à bébés abandonnés, le canal du Midi sur un pont, l'escale de Mermoz et de Saint-Exupéry, une pharmacie au décor du XVIIIe siècle, un puits dans une boutique, le gâteau toulousain hérité de l'Antiquité, d'anciennes maisons maraîchères, le palais mauresque d'un orientaliste.
Toulouse n'a pas fini de livrer ses trésors.
L'auteur en quelques mots...
Forte d'une formation initiale en histoire de l'art et de son expérience de guide-conférencière à Toulouse, Corinne Clément a toujours manifesté un intérêt marqué pour l'histoire et la découverte du patrimoine.
Passionnée de littérature; elle a également publié deux recueils de nouvelles. Elle est actuellement chargée de la gestion des ressources humaines au ministère de la culture et de la communication. L'amour de Toulouse et de son patrimoine chevillé au corps, Sonia Ruiz, historienne de l'art, se consacre depuis trente cinq ans à faire découvrir sa ville et sa région à un large public. Directrice de l'agence des guides-conférenciers Arthémis, elle a construit, grâce à une équipe de haut niveau, un outil d'excellence au service du plus grand nombre.
Breton de racine, photographe et guide de voyage, Patrick Daubert aime capter les vibrations lumineuses et les humeurs colorées de sa ville d'adoption, secrète et rebelle, rose et vagabonde.
"Visiter Toulouse hors des sentiers battus !"
Une critique de Veneziano
Ce guide s'avère très utile pour ne pas devenir un touriste discret, et ne pas passer à côté de chefs-d'oeuvres plus ou moins discrets, placés sous un porche, au bord d'une place, ou aux abords de résidences, hôtels particuliers ou lieux de culte. Ce livre m'a été utile et m'a permis de ne pas être un visiteur trop rapide ou tête-en-l'air. Il permet d'attirer l'oeil sur des bâtiments anciens, parfois cachés ou mis en second plan par un bâtiments plus important de la rue ou de la place. Certes, y figurent des ponts-aux-ânes, des lieux incontournables de la ville, mais, même dans ces cas-là, la présence de cet ouvrage sous la main permet de se recadrer sur l'élément important de l'architecture du lieu.
Je ne développe pas, sciemment, car ce serait déflorer la ville en elle-même.
Toulouse côté insolite Livre, un article de la Dépêche du midi sur le lien dans lequel j'avais extrait un article sur un post précédent. Réalisé en 2007 par deux professionnelles de l'histoire de l'art, cet ouvrage permet aux curieux d'apprivoiser la Ville rose au-delà des murs...
«Toulouse secret et insolite». Un titre évocateur de découvertes parfois étonnantes au fil des rues de la Ville rose. Cet ouvrage, écrit par Sonia Ruiz et Corinne Clément, historiennes et guides conférencières, ne se feuillette pas comme un simple guide, mais comme un bouquin truffé d'anecdotes et d'histoires inédites qui donne envie de pousser des portes, de lever les yeux vers le ciel ou de regarder au sol pour y découvrir des éléments qui bien souvent échappent au passant pressé. «Faire ce livre nous a procuré un immense plaisir, exprime le duo. Car, bien au-delà d'un guide touristique, cet ouvrage est d'abord une plongée dans le quotidien de milliers d'hommes et de femmes qui ont façonné la ville au cours des siècles». Un livre qui parle de secrets, d'amours cachés, de traditions liées à une époque, (édifice situé au pont de la Daurade, voué jadis aux naufragés de la Garonne), de détails d'architecture finement ciselés au coin d'une fenêtre ou à l'angle d'un porche, tels les bornes lapidaires au 18 rue Maletache, inspirées par Adam et Ève ou le Bon sauvage gardant, armé de sa massue, la rue de l'Homme armé, jadis très mal famée.
Une année de travail a été nécessaire à la réalisation de cet ouvrage. «Nous avons avancé par étapes, établi des listes d'endroits inédits, reprend Sonia Ruiz. On a voulu cet ouvrage accessible à tous, agrémenté de photographies, (Patrick Daubert) qui parlent au lecteur».
mercredi 18 mars 2009
Les suppliciés de la Salade
Je trouve cet article de la Dépêche en surfant. Voilà qu'une foule de souvenirs de ma formation d'infographie à l'ETPA me revient à l'esprit: les sandwiches de midi, les délires, les parties de Baby Foot... D'ailleurs si Éric mon pote de Floride, mon pote Christophe de Montréal (Saint-Basile-le grand) et Miss Gab lisent cet article, ils en auront plein aussi j'en suis sûre... Encore des anecdotes de l'Histoire de ma ville rose: j'adOôore!
...En allant boire un verre au bar La Salade, (2, avenue de Fronton, quartier des Minimes), le visiteur ne peut s'imaginer que l'appellation de ce sympathique café n'a pas aucun lien avec la laitue verte et croquante. En fait, «La Salada» évoquée dans le cadastre vers 1550, était située à proximité de l'installation de cet établissement, d'où son nom. «La Salada», désignant en gascon les fourches patibulaires que toute cité possédait à l'époque. Mais qu'étaient-ce donc que ces «fourches patibulaires»? ...
Il s'agissait simplement des crochets auxquels on exposait, à la vue de tous, les cadavres des suppliciés, histoire de dissuader ceux qui auraient eu envie de s'éloigner du droit chemin. Constituées de simples poteaux en bois fourchus supportant un madrier, ces fourches deviennent au XVIe siècle de vrais édifices. En tant que siège du parlement pour tout le Languedoc, Toulouse eut le privilège d'avoir six piliers. Jusqu'à la veille de la Révolution, la Ville rose détenait le triste avantage d'être la dernière à offrir à ses visiteurs ce spectacle barbare. Cette situation faisait dire à Voltaire que «le parlement de Toulouse était le plus sanguinaire de France». Selon certains témoins du moment, ce spectacle funèbre ne dissuadait pourtant pas les actes répréhensibles. Puisqu'entre 1737 et 1780, on ne relève pas moins de 171 exécutions ! Face à l'augmentation de la population de ce quartier et aux odeurs nauséabondes que ces cadavres exhalaient, une pétition fut adressée aux Capitouls en 1759. Ce fut le roi Louis XVI en personne qui ordonna la suppression de ces fourches d'un autre âge en 1786. Une décision royale prise à contrecœur par les parlementaires!


































