mardi 25 août 2009
Un casque par deux fois percé

J’imagine un soldat
Des blessures par balles
Celles d’un homme,
Certainement fatales…
Une guerre de trop!
Ce fut aussi un casque pot de chambre
Raconte ce gars de la montagne.
Le casque est suspendu,
Sur le poteau devant le vieux poulailler
Abandonné, vide, mais si plein de passé.
Une existence abandonnée,
Sur le poteau
D’une cabane en bois usé
Toutes clouées de clous rouillés !
Pendant mes petites vacances dans les Pyrénées, j’ai souhaité vous faire partager une petite trouvaille…
dimanche 26 juillet 2009
Une annonce par hasard...
En "farfouillant" sur le Net, je tombe sur une annonce immobilière: "château à vendre". Je n'ai pas pu trouver grand chose sur le sujet, Internet est pauvre sur cette partie d'histoire. J'en appelle aux savants d'aujourd'hui, pour compléter mon histoire et surtout la préciser.
Lisez l'annonce et vous allez comprendre pourquoi moi qui suis "grand amateur" de vieille pierres chargées d'histoire, j'ai le cerveau en ébullition et rempli de curiosité quant à ces lieux et surtout, je suis prête à partir en croisade pour un reportage photos, lol. Je me demande si ce n'est pas le château dont mon zhom m'avait parlé il y a quelques semaines, découvrant par hasard une bâtisse au fond d'un chemin...
Et, je me demande si c'est le château de Montégut-Ségla, "domaine
littéraire" dont Jacques Douzans un ancien maire de Muret avait parlé
dans un livre?
En effet, Jeanne Ségla, Dame de Montégut, née à Toulouse le 25 octobre 1709, perdit son père à l'âge de deux ans. Elle épousa à 16 ans, M. de Montégut, trésorier de France, de la Généralité de Toulouse. De ce mariage elle eut un fils. L'éducation de cet enfant fournit à Madame de Montégut l'occasion de développer son goût pour les lettres, et ses dispositions pour l'étude des langues. Bientôt elle fut aussi habile que les précepteurs du jeune Montégut, et voulut les remplacer. Elle apprit l'anglais, l'italien et l'espagnol. Le dessin lui devint familier et elle s'adonna avec succès à la musique... Lire la suite >>> (dans le Dictionnaire historique, littéraire et bibliographique des Françaises) ou regarder l'image "extraite du livre" ci-contre.
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Château (700 m²)
Bien immobilier situé à Muret (31600)
Idéalement placé à 5 minutes de MURET et 30 minutes de Toulouse, magnifique demeure en briques et galets du XVI chargée d'histoire. Escaliers à vis, vitraux, salle des templiers, cachots... Cachet et authenticité sont répartis en 16 pièces principales développant de très beaux volumes: réception de 90 m², 9 chambres entre 15 et 40 m², de nombreuses salles de bains (2 SDB, 3 salle d'eau et 4 toilettes)... Très beau parc arboré et paysagé de 2 hectares avec son espace piscine, pool house et dépendances, en bord de Garonne. Pour tout amateur de vie de famille, hôtellerie, chambres d'hôtes. Année de construction: 1600.





Ah, si j'avais des sous... ;-D
mardi 23 juin 2009
La bataille d'al-Qadisiyya
Ou Kadésiah, est une bataille qui eut lieu en 636 entre les Arabes musulmans et les Perses sassanides dans le cadre de la conquête musulmane de la Perse.
Les années qui suivent la mort de Mahomet (juin 632) voient l'expansion arabe au Proche-Orient, notamment en Mésopotamie (l'actuel Irak). La conquête de la Mésopotamie se fait aux dépens de la dynastie perse des Sassanides, fondée en 226 après JC.
Aux alentours de l'année 636[1], Rostam Farrokhzād, conseiller et général de Yazdgard III (r. 632 - 651), mène une armée de 100 000 hommes au-delà de l'Euphrate à la bataille d'al-Qâdisiyya. Certains l'ont critiqué pour sa décision de faire face aux Arabes sur leurs propres territoires - aux abords du désert - et ont dit que les Persans auraient pu tenir s'ils étaient restés sur la rive opposée de l'Euphrate.
Le calife `Omar déploya 30 000 cavaliers arabes sous le commandement de Sa`d ibn Abī Waqqās contre l'armée perse. La bataille d'al-Qadisiyya s'ensuivit, pendant laquelle les iraniens ont d'abord dominé, puis le troisième jour de combats, l'avantage est passé aux musulmans.
Les Iraniens ont tenté de fuir. Le général perse Rostam Farrokhzād fut capturé et eut la tête tranchée.
D'après les sources musulmanes, les pertes des Iraniens ont été énormes, alors que les Arabes ne perdirent que 7 500 hommes. La taille des forces en présence et la disparité des pertes peuvent être des exagérations ultérieures, mais le fait que les Arabes aient gagné cette bataille est indiscutable.
La Perse est le nom utilisé par les Grecs dans l'Antiquité pour désigner le territoire de l'Iran antique, qui portait le même nom que la région capitale de cette époque: Pars, appelée Pārsa- en vieux-persan et Pārs en moyen-persan. Plus généralement, le nom de Perse reste utilisé hors de l'Iran jusqu'en 1934.
Au IIIe siècle, sous la dynastie sassanide, apparaît le mot Ērān ou Ērānšahr, qui signifie « pays des Aryens », c'est-à-dire «pays des Iraniens». Au VIIe siècle, après la chute des Sassanides, le pays reprend - en Occident - le nom de «Perse», qui est utilisé jusqu'en 1934, date à laquelle Reza Pahlavi demande aux représentations diplomatiques d'appeler le pays Iran, comme les iraniens ont toujours appelé leur pays.
Durant l'Antiquité, le puissant Empire persan des Achéménides a livré plusieurs guerres aux Grecs. Plus tard, les Arabes conquièrent la région et y introduisent l'islam. Les Iraniens continuent à parler persan.
La relation de la Perse au monde arabe n'est pas sans similitude avec celle de la Grèce vis-à-vis de Rome: conquise militairement, elle va elle aussi conquérir culturellement peu à peu son vainqueur.
Ici un lien très interressant pour approfondir ses connaissances, lol!
Le Shâh Nâmâ (qui peut également s'orthographier Chah nameh ou Shahnamah) est un poème épique persan de plus de 60000 distiques, écrit vers l'an 1000 par Firdawsi. Le titre signifie "Livre des rois".
mercredi 3 juin 2009
Château de Vaux le Vicomte
Ce château, l'un des plus beaux d'Ile de France, a été construit entre 1656 à 1661 par Louis Le Vau pour Nicolas Fouquet, alors surintendant des finances de Mazarin. Les jardins ont été dessinés par le jeune Le Nôtre.
Inauguré en grande pompe en présence du jeune Louis XIV, son faste suscita la jalousie du roi et concourut sans doute à la disgrâce de son propriétaire, à son emprisonnement à vie et à la confiscation de ses biens.
Certains considèrent qu'il inspira la conception de Versailles, en réponse à sa magnificence. J’en fais partie… en effet, j'ai visité ce château 3 ou 4 fois, et je le referai encore si j'en avais l'occasion! C'est un endroit magique!
Mes pensées volent vers la Seine et Marne aujourd’hui: d’ailleurs je souhaitais un bon anniversaire à mon ancien collègue de travail au téléphone ce matin! Depuis presque 10 ans maintenant, à 6 mois d’intervalle, on n’oublie pas nos dates, lol!
(Sources)
dimanche 10 mai 2009
Bordeaux et son histoire...
"BLOG TOUJOURS EN PAUSE, sorry!"
Au passage rapidement une actualité intéressante sur Bordeaux et son histoire, une ville d'ailleurs que j'aime beaucoup...
J'en profite pour donner le bonjour à tous mes lecteurs, si toutefois il en reste LOL!
Un article de Associated Presse:
Ville d'accueil de la journée nationale de commémoration de l'abolition de l'esclavage, Bordeaux a pour la première fois ce dimanche assumé solennellement son passé de port négrier en inaugurant au musée d'Aquitaine (point rouge et coche blanche sur la carto plus bas) un espace permanent consacré à l'esclavage.
Plusieurs manifestations se sont déroulées dimanche en France à l'occasion de la journée de commémoration des mémoires de la traite "négrière", de l'esclavage et de leurs abolitions, notamment à Nantes, Marseille et Paris, en cette journée commémorative
du 10 mai qui s'était tenue pour la première fois en 2006.
A Bordeaux, ancien port négrier, une cérémonie officielle marquée par l'inauguration d'une exposition permanente sur l'esclavage s'est tenue au Musée d'Aquitaine en présence de la ministre de l'Intérieur et de l'Outre-mer Michèle Alliot-Marie, du secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo, et du maire de la ville Alain Juppé.
Si tous les ports de la façade atlantique européenne ont pratiqué la traite (on estime aujourd'hui qu'entre 11 et 13 millions de noirs ont été déportés), ils l'ont fait dans des proportions différentes. Liverpool, où a été inauguré en 2007 le Musée international de l'esclavage, a organisé 4.894 expéditions de traite. En France, Nantes était le principal port négrier avec 1.714 expéditions, devant Bordeaux (419 expéditions pour 130.000 à 150.000 noirs déportés).
Consacrées au développement sans précédent de la ville de Bordeaux au 18e siècle, ces nouvelles salles mettent en évidence l’importance du grand commerce atlantique et les échanges avec les Antilles. Elles montrent aussi comment la traite négrière et l’esclavage ont assuré une part de la prospérité de tous les ports d’Europe de l’ouest pendant près de deux siècles.
L’exposition conjugue histoire globale et histoire locale. Elle explique de manière générale la rencontre douloureuse des civilisations, l’histoire de la traite et de l’esclavage et montre la place de Bordeaux dans cette histoire. La dernière partie consacrée aux Héritages propose une réflexion sur le dépassement de cette histoire. Les métissages qui en sont le fruit ouvrent la voie à un nouvel humanisme comme en témoignent les musiques et les littératures venues des mondes créoles qui prennent aujourd’hui valeur universelle.
Un parcours muséographique de 750 m2 répartis sur 4 salles, avec : les gravures du fonds Chatillon, des éléments d’architecture monumentale, des objets issus des civilisations précolombiennes ou de l’Afrique, des maquettes, des cartographies, des audiovisuels et des images de synthèse…
Des fois l'Histoire, et bien, elle n'est pas belle à cause de la "bêtise humaine",souvent, mais il faut parler des choses moches pour ne pas les oublier et ainsi éviter de les reproduire... encore... et encore!
samedi 28 mars 2009
Les Jacobins
L'ordre des Frères prêcheurs (futurs dominicains) est créé en 1216 à Toulouse par Saint Dominique, dans le contexte de la lutte contre l'hérésie cathare. La maison mère est le couvent des Frères prêcheurs, installé dans le site actuel depuis 1230. Nous voici donc dans le quartier des Jacobins...
Maison mère de l'ordre des Dominicains! C'est un ensemble monastique imposant et majestueux comprenant: la chapelle Saint-Antonin et le cloître. Au Jacobins se trouve le plus bel exemple de "voûte en palmiere" chef-d'œuvre de l'art gothique méridional.
La construction de l'église est aussitôt entamée. Elle dure un peu plus d'un siècle. Le projet, initialement roman, s'achève dans le style gothique méridional. De 1230 à 1234, est édifié un bâtiment rectangulaire, relativement modeste, couvert d'une charpente. Le choix d'un double vaisseau est déjà fixé: la nef de gauche est consacrée aux religieux, la nef de droite aux fidèles. De 1245 à 1252, on allonge l'église vers l'est pour la doter d'un chœur polygonal. de 1275 à 1298, le chœur reçoit sa voûte actuelle, avec le fameux palmier (élevé en 1292). On édifie également la tour du clocher en 1298. Enfin, de 1325 à 1335, on remanie les nefs pour les rendre parfaitement symétriques et assurer la cohérence architecturale avec le chœur. En 1385, Urbain V confie le corps de Saint Thomas d'Aquin au couvent, qui change alors de "titulature" en l'honneur du grand théologien dominicain.
Hôtel de Bernuy
L'Hôtel de Bernuy se situe dans la rue Gambetta, dans le centre historique de Toulouse et fut construit de 1503 à 1533. Abritant tout d'abord le collège des Jésuites de 1567 à 1762, puis le collège royal à partir de 1764, il forme aujourd'hui un ensemble qui comprend le collège et le lycée Pierre de Fermat; le lycée où j'ai passé mon Bac en 1985.
(Voir le cercle rouge sur le plan ci-dessous)
L'hôtel fut conçue par l'architecte et sculpteur Louis Privat. Représentatif du style renaissance, sa tour d'escalier hexagonale est une des plus haute de la ville (26,5 mètres).
L'un des plus beaux hôtels Renaissance de Toulouse, un hôtel particulier du XVIe siècle. Édifié par Jean de Bernuy, juif espagnol chassé par l’Inquisition. Jean de Bernuy était parmi les commerçants les plus riches de Toulouse, en faisant fortune dans le commerce du pastel, cette fleur qui donnait une teinture bleue indélébile, et qui était largement cultivée dans le Lauragais. Il sera capitoul en 1533.
D'ailleurs pour l'anecdote, sa prodigieuse fortune lui permit de faire édifier sur sa demeure la tour la plus haute de la cité alors (symbole de puissance et signe de reconnaissance des personnages importants de la cité) mais aussi de se porter caution auprès de Charles-Quint de la rançon exigée pour la libération de François Ier. Jean de Bernuy eut donc l’honneur de recevoir le roi et sa cour sous son toit en 1533.
vendredi 20 mars 2009
Les trésors cachés de la ville rose
Un livre sur ma ville "Toulouse secret et insolite"
Sonia Ruiz, Corinne Clément , Patrick Daubert (Photographe)
Broché paru le 01/09/2007
Editeur: Les Beaux Jours
Résumé
Les vestiges d'une chartreuse dans un jardin, un singe portant monocle au faîte d'une maison, une armoire à bébés abandonnés, le canal du Midi sur un pont, l'escale de Mermoz et de Saint-Exupéry, une pharmacie au décor du XVIIIe siècle, un puits dans une boutique, le gâteau toulousain hérité de l'Antiquité, d'anciennes maisons maraîchères, le palais mauresque d'un orientaliste.
Toulouse n'a pas fini de livrer ses trésors.
L'auteur en quelques mots...
Forte d'une formation initiale en histoire de l'art et de son expérience de guide-conférencière à Toulouse, Corinne Clément a toujours manifesté un intérêt marqué pour l'histoire et la découverte du patrimoine.
Passionnée de littérature; elle a également publié deux recueils de nouvelles. Elle est actuellement chargée de la gestion des ressources humaines au ministère de la culture et de la communication. L'amour de Toulouse et de son patrimoine chevillé au corps, Sonia Ruiz, historienne de l'art, se consacre depuis trente cinq ans à faire découvrir sa ville et sa région à un large public. Directrice de l'agence des guides-conférenciers Arthémis, elle a construit, grâce à une équipe de haut niveau, un outil d'excellence au service du plus grand nombre.
Breton de racine, photographe et guide de voyage, Patrick Daubert aime capter les vibrations lumineuses et les humeurs colorées de sa ville d'adoption, secrète et rebelle, rose et vagabonde.
"Visiter Toulouse hors des sentiers battus !"
Une critique de Veneziano
Ce guide s'avère très utile pour ne pas devenir un touriste discret, et ne pas passer à côté de chefs-d'oeuvres plus ou moins discrets, placés sous un porche, au bord d'une place, ou aux abords de résidences, hôtels particuliers ou lieux de culte. Ce livre m'a été utile et m'a permis de ne pas être un visiteur trop rapide ou tête-en-l'air. Il permet d'attirer l'oeil sur des bâtiments anciens, parfois cachés ou mis en second plan par un bâtiments plus important de la rue ou de la place. Certes, y figurent des ponts-aux-ânes, des lieux incontournables de la ville, mais, même dans ces cas-là, la présence de cet ouvrage sous la main permet de se recadrer sur l'élément important de l'architecture du lieu.
Je ne développe pas, sciemment, car ce serait déflorer la ville en elle-même.
Toulouse côté insolite Livre, un article de la Dépêche du midi sur le lien dans lequel j'avais extrait un article sur un post précédent. Réalisé en 2007 par deux professionnelles de l'histoire de l'art, cet ouvrage permet aux curieux d'apprivoiser la Ville rose au-delà des murs...
«Toulouse secret et insolite». Un titre évocateur de découvertes parfois étonnantes au fil des rues de la Ville rose. Cet ouvrage, écrit par Sonia Ruiz et Corinne Clément, historiennes et guides conférencières, ne se feuillette pas comme un simple guide, mais comme un bouquin truffé d'anecdotes et d'histoires inédites qui donne envie de pousser des portes, de lever les yeux vers le ciel ou de regarder au sol pour y découvrir des éléments qui bien souvent échappent au passant pressé. «Faire ce livre nous a procuré un immense plaisir, exprime le duo. Car, bien au-delà d'un guide touristique, cet ouvrage est d'abord une plongée dans le quotidien de milliers d'hommes et de femmes qui ont façonné la ville au cours des siècles». Un livre qui parle de secrets, d'amours cachés, de traditions liées à une époque, (édifice situé au pont de la Daurade, voué jadis aux naufragés de la Garonne), de détails d'architecture finement ciselés au coin d'une fenêtre ou à l'angle d'un porche, tels les bornes lapidaires au 18 rue Maletache, inspirées par Adam et Ève ou le Bon sauvage gardant, armé de sa massue, la rue de l'Homme armé, jadis très mal famée.
Une année de travail a été nécessaire à la réalisation de cet ouvrage. «Nous avons avancé par étapes, établi des listes d'endroits inédits, reprend Sonia Ruiz. On a voulu cet ouvrage accessible à tous, agrémenté de photographies, (Patrick Daubert) qui parlent au lecteur».
mercredi 18 mars 2009
Les suppliciés de la Salade
Je trouve cet article de la Dépêche en surfant. Voilà qu'une foule de souvenirs de ma formation d'infographie à l'ETPA me revient à l'esprit: les sandwiches de midi, les délires, les parties de Baby Foot... D'ailleurs si Éric mon pote de Floride, mon pote Christophe de Montréal (Saint-Basile-le grand) et Miss Gab lisent cet article, ils en auront plein aussi j'en suis sûre... Encore des anecdotes de l'Histoire de ma ville rose: j'adOôore!
...En allant boire un verre au bar La Salade, (2, avenue de Fronton, quartier des Minimes), le visiteur ne peut s'imaginer que l'appellation de ce sympathique café n'a pas aucun lien avec la laitue verte et croquante. En fait, «La Salada» évoquée dans le cadastre vers 1550, était située à proximité de l'installation de cet établissement, d'où son nom. «La Salada», désignant en gascon les fourches patibulaires que toute cité possédait à l'époque. Mais qu'étaient-ce donc que ces «fourches patibulaires»? ...
Il s'agissait simplement des crochets auxquels on exposait, à la vue de tous, les cadavres des suppliciés, histoire de dissuader ceux qui auraient eu envie de s'éloigner du droit chemin. Constituées de simples poteaux en bois fourchus supportant un madrier, ces fourches deviennent au XVIe siècle de vrais édifices. En tant que siège du parlement pour tout le Languedoc, Toulouse eut le privilège d'avoir six piliers. Jusqu'à la veille de la Révolution, la Ville rose détenait le triste avantage d'être la dernière à offrir à ses visiteurs ce spectacle barbare. Cette situation faisait dire à Voltaire que «le parlement de Toulouse était le plus sanguinaire de France». Selon certains témoins du moment, ce spectacle funèbre ne dissuadait pourtant pas les actes répréhensibles. Puisqu'entre 1737 et 1780, on ne relève pas moins de 171 exécutions ! Face à l'augmentation de la population de ce quartier et aux odeurs nauséabondes que ces cadavres exhalaient, une pétition fut adressée aux Capitouls en 1759. Ce fut le roi Louis XVI en personne qui ordonna la suppression de ces fourches d'un autre âge en 1786. Une décision royale prise à contrecœur par les parlementaires!
mardi 17 mars 2009
La caravelle, un avion de légende
Caravelle
Caravelle, embarquement immédiat V. Peyraud, Monmarson-Fremont P © Privat 2006 * Beau livre (cartonné).
Paru en 11/2006
L'industrie aéronautique française est entrée de plain-pied dans l'ère des jets grâce à Caravelle, un avion d'une élégance rare, d'une pureté aérodynamique exceptionnelle. Dix ans à peine après la Libération, le prototype Caravelle prend son envol à Toulouse-Blagnac. Cet évènement constitue un acte de foi, la ferme volonté de la France de se repositionner sur le marché mondial de l'aviation civile. Le puissant biréacteur prouve de manière éclatante que les ingénieurs français n'ont pas perdu la main et sont à nouveau capables d'innover. Dans cet esprit, Caravelle permet à la France aéronautique et industrielle tout entière de reprendre confiance, en même temps qu'elle séduit l'opinion publique, au point d'acquérir très rapidement une notoriété sans précédent. Loin des traités techniques ou de travaux d'historiens, cet ouvrage, doté d'une riche illustration, se veut plus simplement un hymne à ce très bel avion légendaire.
Et je me souviens, Mam m'y a aidé un peu, petits nous allions sur le toit de l'aérogare à Blagnac pour la voir décoller: Pa y avait travaillé dessus, et avait apporté lui aussi sa pierre à l'édifice, comme bien d'autres ingénieurs au bureau d'étude! L'ancêtre des airbus A320 et autres...
BELLE CARAVELLE !
Véronique Peyraud, hôtesse navigante à Air France, a volé dix ans sur Caravelle III et XII sous les couleurs d'Air Inter depuis 1981. Elle est aujourd'hui pilote privée.
Pascale Monmarson-Frémont, ancienne hôtesse de l'air, est aujourd'hui documentaliste au Musée Air France après plusieurs années au service des passagers sur Concorde.
Extrait du livre :
Au 1er janvier 1958, la France compte 44,3 millions d'habitants dont 11,4 millions ont moins de quinze ans. C'est dire le rajeunissement d'une population que fascine de plus en plus Y American way of life et qui rêve confort ménager, voitures et voyages en avion (en Caravelle bien sûr)...
Du côté de l'aéronautique encore...
Jean Dieuzaide, une personnalité Toulousaine, qui a été le créateur et l'animateur à Toulouse de la Galerie municipale du Château-d'Eau, première galerie permanente de photographie en France, installée dans un ancien château d'eau (1824), au bord de la Garonne et au débouché du Pont-Neuf (Ce château d'eau alimentait en eau les fontaines de Toulouse!). Il voulait être pilote! Pour des raisons médicales, il ne pourra pas réaliser son rêve. Alors, il va photographier, la construction des avions, les usines Bréguet et Sud Aviations, les vols d’essais...
À la veille de la Seconde Guerre mondiale, un effort de rationalisation du secteur du transport aérien et des industries aéronautiques françaises est engagé par Pierre Cot, ministre de l'Air. En effet, les industries souffrent d'une absence de capitaux. Alors que «la France a donné ses ailes au monde!», comme le proclame la publicité, la créativité s'est essoufflée depuis la Grande Guerre. En dépit d'une politique des prototypes promue par Albert Caquot, directeur général technique de l'aéronautique et des transports aériens, en versant des subventions aux constructeurs, peu de bons projets émergent. Les ingénieurs français se dispersent et se contentent le plus souvent d'améliorer des appareils restés en phase d'essais. L'armée de l'air française a subi le même déclin par manque de volonté politique et de crédits. Car le retard s'est creusé. Les avions Dewoitine D-500, Morane-Saulnier MS-225 et Loire 46 affichent des vitesses inférieures ou égales à 420 km/h. Le réarmement va faire naître d'excellents appareils comme le Lioré-et-Olivier 451, le Potez 631, les fameux Dewoitine D-520 et Morane-Saulnier MS-406, mais ils ne peuvent rattraper l'avantage acquis par la Luftwaffe.
Pierre Cot entreprendra bien de réorganiser le secteur et de moderniser l'outil de production, mais la thérapie de choc se révélera trop tardive. D'abord il donne naissance à une armée de l'air indépendante en avril 1933. Ensuite il juge que le principe d'une compagnie aérienne unique facilitera l'internationalisation de l'aéronautique française. Air Union, Air Orient, la Société générale de transports aériens et la Compagnie internationale de navigation aérienne sont associés au sein de la Société centrale d'expansion des lignes aériennes, la SCELA. Cette dernière rachète les actifs de l'Aéropostale, en liquidation judiciaire, pour devenir, par convention avec l'État français, Air France, qui est ainsi créé le 30 août 1933.
L'emblème d'Air Orient, l'hippocampe ailé, est désormais celui de la nouvelle compagnie. À la veille de la guerre, le réseau couvre près de 46 415 kilomètres contre 38 000 lors de sa création. Le réseau français s'inscrit au troisième rang mondial, juste après les États-Unis et l'URSS. Les lignes sont réparties entre quatre réseaux: continental, méditerranéen et oriental, africain, américain du Sud.
Grâce à son très beau témoignage photographique, Jean Dieuzaide nous fait revivre deux légendes de l’aviation des années 50 et 60: la caravelle et le concorde.
Jean Dieuzaide est né le 20 juin 1921 à Grenade-sur-Garonne en Haute-Garonne, comme mon grand-père. Il est mort le 18 décembre 2003. c'est le fils d’une famille modeste, issue de la région toulousaine mais dont le
père l’a initié à la photographie, il débute son art peu avant la
Seconde Guerre mondiale. Il gagne sa renommée en captant le Général de
Gaulle lors de sa venue pour la Libération de Toulouse. Il prend alors
le pseudonyme de Yan et travaillera essentiellement dans le sud-ouest
français, en Espagne et au Portugal. Il fait en particulier une série
de clichés, restés célèbres, sur Salvador Dali. Il est honoré par le
prix Niépce en 1955 et le prix Nadar en 1961.
Jean Dieuzaide a marqué l’histoire de la photographie, ses clichés de
la Gitane ou son célèbre portrait de Dali ont fait le tour du monde.
Ses images d’humbles, agriculteurs ou bergers, ont forgé sa réputation
de photographe humaniste.
Caravelle et concorde ses deux amours, Jean Dieuzaide ne se lassait pas de de témoigner des prodiges de la technique et de la beauté de ces stars du ciel.
Il avait une préférence pour la Caravelle aux formes si pures et si douces. Il ne se lassait pas de photographier, lorsque les compagnies aériennes lui en donnait l’occasion, l’ange flottant au dessus des Pyrénées ou lors de l’atterrissage à Blagnac.
Concorde prit plus tard la suite de cette magie... Jean Dieuzaide ne quittera plus des yeux ce félin supersonique aux allures élancées. Les photos de ce livre retracent à merveille cette épopée, de la naissance de cet avion quasiment néo-gothique à la construction et aux vols d’essais.
Dieuzaide, qui signait aussi «Yan», est resté un admirateur fanatique de tout ce qui vole.
En témoignent dans cet album les clichés d’avions de tous types et de toutes tailles, du planeur au Concorde en passant par la Caravelle, le Languedoc et l’Armagnac, illustration vivante de sa passion pour la construction aéronautique et les manifestations aériennes.
Il a trouvé à Toulouse, terre d’envol, les meilleures opportunités pour saisir dans son objectif, du sol ou du ciel il était devenu un spécialiste de la photographie aérienne, les formes les plus étonnantes, les plus impressionnantes ou les plus poétiques de ces machines volantes qui l’ont tant fait rêver.
Dans cet ouvrage, qui raconte en images la fabuleuse histoire de la conquête de l’air et rend hommage aux hommes et aux (rares) femmes qui l’ont écrite, ce poète de la lumière livre son précieux regard d’esthète et d’illustrateur.
lundi 16 mars 2009
Les Hôtels particuliers à Toulouse
Après l'hôtel de Pierre, celui d'Ulmo, voici l'hôtel du Vieux-Raisin, appelé aussi Hôtel Maynier. Il se trouve à Toulouse, entre le quartier du parlement et celui de Saint-Étienne, sur l'avenue du Languedoc, en prolongement de la rue Alsaces-Lorraine, et face à l'actuelle place des Carmes. Son nom provient d'une taverne d'une rue voisine du sud qui possédait une enseigne avec une grappe de raisin. Pendant plusieurs années, j'allais y voir ma toubib qui avait son cabinet au 3ème étage sans ascenseur, vieil escaliers en colimaçon, fenêtres au dessus de la pancartes, dernier étage!!
Cet hôtel date de 1518, et représente sûrement l'un des plus beaux hôtels particuliers de l'époque. 
Il fut édifiée pour Bérenger Maynier, professeur de droit, seigneur de Canac et de Gallice et capitoul de 1515 à 1516, le style choisit fut donc celui de cette période, fortement influençé par la renaissance italienne. L'hôtel fut complété quelques années plus tard (1547) pour le greffier civil Jean Brunet selon les plans du célèbre architecte de l'époque de l'âge d'or toulousain: Nicolas Bachelier (auteur entre autres du Pont Neuf, de l'hôtel d'Assézat). La richesse des décors de pierre témoigne de l'art de la
Renaissance et d'un goût prononcé pour l'Antiquité: escalier à vis,
Tour Renaissance, médaillon avec buste aux fenêtres et baies à
cariatides sur les façades de la cour. Sa façade extérieure a été rénové en 2006, c'est marqué sur la pancarte contre le mur de l'avenue.

Merci à Google Earth et en suivant, quelques captures d'écran à 360°...






































