Le journal de Magel !

Quelques brins de vie, sur le chemin de Magel...

jeudi 15 octobre 2009

La houlette ?

Il y a quelques temps Pa me parlait de ça, et le soir après notre discussion, j'avais fait des petites recherches sur Internet! Je prends le temps de mettre en ligne le petit topo que j'avais alors préparé pour poster sur le blog un article, ...et cela presque un mois et demi après. J'ai très peu de temps à moi pour bloguer, mais je n'abandonne que ponctuellement mon journal, promis! Vous me manquez les popins!

J'en profite aussi pour souhaiter un très bon anniversaire à G ma frangine! ♥♥♥ ♫♫♪

Revenons à nos moutons, lol! C'est le cas de le dire!
LE SAVIEZ-VOUS ?houlette_01
La houlette est aussi appelée crosse, c'est un bâton surmonté d'un crochet métallique, caractéristique du métier de berger.
La courbe du crochet et son écartement sont conçus pour permettre au berger de se saisir d'une brebis, d'un bélier, d'un agneau, d'une chèvre, d'un bouc ou d'un cabri par la patte arrière, afin de lui administrer par exemple des soins.
La houlette lui permet de se tenir à une plus grande distance de l'animal que s'il devait s'en saisir à la main.
Cet outil est d'autant plus utile que les ovins et les caprins, même familiers, restent méfiants et ressentent la tension qui apparaît lorsque le berger forme le projet d'attraper un animal du troupeau. Un excès de stress de l'animal peut d'ailleurs transformer l'exercice en véritable corrida.

Le Petit Robert donne pour définition de la houlette : « Bâton de berger, muni à son extrémité d'une plaque de fer en forme de gouttière servant à jeter des mottes de terre ou des pierres aux moutons qui s'éloignent du troupeau. »

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samedi 8 août 2009

L'occitan

drapeau_occitanQuelques expressions d'occitan ou de "patois" comme on disait chez moi autrefois, ... quand je pense qu'on envie les expressions québécoises parfois en France! lol Mais dans le sud-ouest français, si on veut bien s'y intéresser, on a aussi des expression pas "piquées des vers"!

Petite, c'est une langue que j'entendais très souvent parler autour de moi... mais aujourd'hui beaucoup d'anciens ne sont plus,... et entendre cette vieille langue d'Oc Toulousaine est devenue plus rare à "ouir" dans la rue. A savoir que l'Occitan était différent à bien des nuances près, que l'on soit dans ou bien à l'extérieur de la ville, ou bien encore au nord, à l'est, à l'ouest ou au sud de Toulouse!
Parfois ma petite Mamie devait mélanger peut-être même les expressions d'occitan avec des expressions entendus toute petite dans son pays d'Aragon, en Espagne. map_oc
En effet, je me souviens enfant, j'ai très souvent entendu en été des trucs du genre "fa calou" ou "fa calor", fa est un verbe conjugué, qu'on traduit par la locution il y a. Calor est un nom féminin qui signifie chaleur. Parler de tout ça me rappelle une période très heureuse de mon enfance, une période d'insouciance et facile, une période où je pouvais encore me blottir avec bonheur dans les bras de mes grands-parents... pour de gros et longs câlins!

Vocabulaire

  • cagnàs n.m.: grosse chaleur, canicule, celle qui coûte des litres de sueur à chaque mouvement. Au départ "flemme". "Qué cagnàs !" De l'occitan canhàs, grosse "flemme", peut-être confondu avec calimàs, canicule.
  • bouléguer v.tr.: remuer, bouger. "Boulègue-toi le c*ul, on va pas dormir ici". Sur un terrain de football, il y aura toujours un spectateur mécontent de son équipe préférée et qui criera "boulègue". De l'occitan bolegar, remuer.
  • pitchous (les ~) n.m.pl.: les enfants.
  • cagagne n.f.: blues, cafard, manque de chance. "Eh bè*, t'as la cagagne pitchou* ?".

Exclamations, expressions

  • a bisto dé nàs: au pifomètre. De l'occitan a vista de nas, à vue de nez.
  • boudu !: excl. expression de surprise ou d'agacement. "Boudu qu'il fait chaud aujourd'hui". De l'occitan bon Diu, bon Dieu.
  • eh bèh: et ben, et bien. De l'occitan "e ben".
  • en cas que: loc. adv. au cas où. "Prends ta veste en cas qu'il pleuve".
  • fascaga: commentaire péj. de l'occitan fas cagar, tu fais ch*ier, tu m'ennuies, lol.
  • macarèl: excl. exclamation de surprise de l'occitan, maquereau (le poisson ou le souteneur).
  • milodioùs: excl. exclamation d'énervement. Occitan mila dius, mille dieux.
  • qu'es aquo ?: Qu'est-ce-que c'est ? De l'occitan Qu'es aquò ?
  • Va plan: ça va.
  • Aquo rai: ce n'est pas grave.
  • A vista de nas: à peu près, à vue de nez ou au pif!
  • Diu vivant!: Dieu vivant! (juron).
  • Fa cagar (traduction inutile, lol).
  • Benlèu: peut-être (on dit "bélèwe").
  • La mascanha: peine à effectuer un travail.
  • Butar lo huèc: allumer le feu (à prononcer à la Johnny!).
  • Fa calor: il fait chaud.
  • Poton (prononcer poutou): bisou. ♥♥♥
  • Pichon: petit, prononcé "pitchon" je pense.
  • Ai set: j'ai soif.
  • Castanha: castagne ou châtaigne.
  • Agacha-me aquel grandàs: regarde-moi ce grand type.

Sources et liens utiles sur le sujet:
http://www.ben3w.com/divers/vocabulaire.php
http://occitanet.free.fr/tolosan/lexique.htm
http://www.panoccitan.org/diccionari.aspx
http://w3.erss.univ-tlse2.fr/textes/publications/CDG/29/CG29-2-%20Bras.pdf
http://www.couleur-lauragais.fr/pages/journaux/2006/cl%2087/reportage.html

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dimanche 26 juillet 2009

Une annonce par hasard...

En "farfouillant" sur le Net, je tombe sur une annonce immobilière: "château à vendre". Je n'ai pas pu trouver grand chose sur le sujet, Internet est pauvre sur cette partie d'histoire. J'en appelle aux savants d'aujourd'hui, pour compléter mon histoire et surtout la préciser.
Lisez l'annonce et vous allez comprendre pourquoi moi qui suis "grand amateur" de vieille pierres chargées d'histoire, j'ai le cerveau en ébullition et rempli de curiosité quant à ces lieux et surtout, je suis prête à partir en croisade pour un reportage photos, lol. Je me demande si ce n'est pas le château dont mon zhom m'avait parlé il y a quelques semaines, découvrant par hasard une bâtisse au fond d'un chemin... JeanneMontegutSeglaEt, je me demande si c'est le château de Montégut-Ségla, "domaine littéraire" dont Jacques Douzans un ancien maire de Muret avait parlé dans un livre?
En effet, Jeanne Ségla, Dame de Montégut, née à Toulouse le 25 octobre 1709, perdit son père à l'âge de deux ans. Elle épousa à 16 ans, M. de Montégut, trésorier de France, de la Généralité de Toulouse. De ce mariage elle eut un fils. L'éducation de cet enfant fournit à Madame de Montégut l'occasion de développer son goût pour les lettres, et ses dispositions pour l'étude des langues. Bientôt elle fut aussi habile que les précepteurs du jeune Montégut, et voulut les remplacer. Elle apprit l'anglais, l'italien et l'espagnol. Le dessin lui devint familier et elle s'adonna avec succès à la musique... Lire la suite >>> (dans le Dictionnaire historique, littéraire et bibliographique des Françaises) ou regarder l'image "extraite du livre" ci-contre.

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Château (700 m²)
Bien immobilier situé à Muret (31600)
Idéalement placé à 5 minutes de MURET et 30 minutes de Toulouse, magnifique demeure en briques et galets du XVI  chargée d'histoire. Escaliers à vis, vitraux, salle des templiers, cachots... Cachet et authenticité sont répartis en 16 pièces principales développant de très beaux volumes: réception de 90 m², 9 chambres entre 15 et 40 m², de nombreuses salles de bains (2 SDB, 3 salle d'eau et 4 toilettes)... Très beau parc arboré et paysagé de 2 hectares avec son espace piscine, pool house et dépendances, en bord de Garonne. Pour tout amateur de vie de famille, hôtellerie, chambres d'hôtes. Année de construction: 1600.

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Ah, si j'avais des sous... ;-D

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mardi 23 juin 2009

La bataille d'al-Qadisiyya

Ou Kadésiah, est une bataille qui eut lieu en 636 entre les Arabes musulmans et les Perses sassanides dans le cadre de la conquête musulmane de la Perse.
Les années qui suivent la mort de Mahomet (juin 632) voient l'expansion arabe au Proche-Orient, notamment en Mésopotamie (l'actuel Irak). La conquête de la Mésopotamie se fait aux dépens de la dynastie perse des Sassanides, fondée en 226 après JC.
Aux alentours de l'année 636[1], Rostam Farrokhzād, conseiller et général de Yazdgard III (r. 632 - 651), mène une armée de 100 000 hommes au-delà de l'Euphrate à la bataille d'al-Qâdisiyya. Certains l'ont critiqué pour sa décision de faire face aux Arabes sur leurs propres territoires - aux abords du désert - et ont dit que les Persans auraient pu tenir s'ils étaient restés sur la rive opposée de l'Euphrate.
Le calife `Omar déploya 30 000 cavaliers arabes sous le commandement de Sa`d ibn Abī Waqqās contre l'armée perse. La bataille d'al-Qadisiyya s'ensuivit, pendant laquelle les iraniens ont d'abord dominé, puis le troisième jour de combats, l'avantage est passé aux musulmans.
Les Iraniens ont tenté de fuir. Le général perse Rostam Farrokhzād fut capturé et eut la tête tranchée.
D'après les sources musulmanes, les pertes des Iraniens ont été énormes, alors que les Arabes ne perdirent que 7 500 hommes. La taille des forces en présence et la disparité des pertes peuvent être des exagérations ultérieures, mais le fait que les Arabes aient gagné cette bataille est indiscutable.

La Perse est le nom utilisé par les Grecs dans l'Antiquité pour désigner le territoire de l'Iran antique, qui portait le même nom que la région capitale de cette époque: Pars, appelée Pārsa- en vieux-persan et Pārs en moyen-persan. Plus généralement, le nom de Perse reste utilisé hors de l'Iran jusqu'en 1934.
Au IIIe siècle, sous la dynastie sassanide, apparaît le mot Ērān ou Ērānšahr, qui signifie « pays des Aryens », c'est-à-dire «pays des Iraniens». Au VIIe siècle, après la chute des Sassanides, le pays reprend - en Occident - le nom de «Perse», qui est utilisé jusqu'en 1934, date à laquelle Reza Pahlavi demande aux représentations diplomatiques d'appeler le pays Iran, comme les iraniens ont toujours appelé leur pays.
Durant l'Antiquité, le puissant Empire persan des Achéménides a livré plusieurs guerres aux Grecs. Plus tard, les Arabes conquièrent la région et y introduisent l'islam. Les Iraniens continuent à parler persan.
La relation de la Perse au monde arabe n'est pas sans similitude avec celle de la Grèce vis-à-vis de Rome: conquise militairement, elle va elle aussi conquérir culturellement peu à peu son vainqueur.

Ici un lien très interressant pour approfondir ses connaissances, lol!
Le Shâh Nâmâ (qui peut également s'orthographier Chah nameh ou Shahnamah) est un poème épique persan de plus de 60000 distiques, écrit vers l'an 1000 par Firdawsi. Le titre signifie "Livre des rois".

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mercredi 3 juin 2009

Château de Vaux le Vicomte

Ce château, l'un des plus beaux d'Ile de France, a été construit entre 1656 à 1661 par Louis Le Vau pour Nicolas Fouquet, alors surintendant des finances de Mazarin. Les jardins ont été dessinés par le jeune Le Nôtre.
Inauguré en grande pompe en présence du jeune Louis XIV, son faste suscita la jalousie du roi et concourut sans doute à la disgrâce de son propriétaire, à son emprisonnement à vie et à la confiscation de ses biens.

Certains considèrent qu'il inspira la conception de Versailles, en réponse à sa magnificence. J’en fais partie… en effet, j'ai visité ce château 3 ou 4 fois, et je le referai encore si j'en avais l'occasion! C'est un endroit magique!
Mes pensées volent vers la Seine et Marne aujourd’hui: d’ailleurs je souhaitais un bon anniversaire à mon ancien collègue de travail au téléphone ce matin! Depuis presque 10 ans maintenant, à 6 mois d’intervalle, on n’oublie pas nos dates, lol!
(Sources)

VauxLeVicomte

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dimanche 10 mai 2009

Bordeaux et son histoire...

BDX_MuseeDAquitaine"BLOG TOUJOURS EN PAUSE, sorry!"

Au passage rapidement une actualité intéressante sur Bordeaux et son histoire, une ville d'ailleurs que j'aime beaucoup...
J'en profite pour donner le bonjour à tous mes lecteurs, si toutefois il en reste LOL!
Un article de Associated Presse:
Ville d'accueil de la journée nationale de commémoration de l'abolition de l'esclavage, Bordeaux a pour la première fois ce dimanche assumé solennellement son passé de port négrier en inaugurant au musée d'Aquitaine (point rouge et coche blanche sur la carto plus bas) un espace permanent consacré à l'esclavage.

Plusieurs manifestations se sont déroulées dimanche en France à l'occasion de la journée de commémoration des mémoires de la traite "négrière", de l'esclavage et de leurs abolitions, notamment à Nantes, Marseille et Paris, en cette journée commémorative du 10 mai qui s'était tenue pour la première fois en 2006.
A Bordeaux, ancien port négrier, une cérémonie officielle marquée par l'inauguration d'une exposition permanente sur l'esclavage s'est tenue au Musée d'Aquitaine en présence de la ministre de l'Intérieur et de l'Outre-mer Michèle Alliot-Marie, du secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo, et du maire de la ville Alain Juppé.
Si tous les ports de la façade atlantique européenne ont pratiqué la traite (on estime aujourd'hui qu'entre 11 et 13 millions de noirs ont été déportés), ils l'ont fait dans des proportions différentes. Liverpool, où a été inauguré en 2007 le Musée international de l'esclavage, a organisé 4.894 expéditions de traite. En France, Nantes était le principal port négrier avec 1.714 expéditions, devant Bordeaux (419 expéditions pour 130.000 à 150.000 noirs déportés).
Consacrées au développement sans précédent de la ville de Bordeaux au 18e siècle, ces nouvelles salles mettent en évidence l’importance du grand commerce atlantique et les échanges avec les Antilles. Elles montrent aussi comment la traite négrière et l’esclavage ont assuré une part de la prospérité de tous les ports d’Europe de l’ouest pendant près de deux siècles.
L’exposition conjugue histoire globale et histoire locale. Elle explique de manière générale la rencontre douloureuse des civilisations, l’histoire de la traite et de l’esclavage et montre la place de Bordeaux dans cette histoire. La dernière partie consacrée aux Héritages propose une réflexion sur le dépassement de cette histoire. Les métissages qui en sont le fruit ouvrent la voie à un nouvel humanisme comme en témoignent les musiques et les littératures venues des mondes créoles qui prennent aujourd’hui valeur universelle.
Un parcours muséographique de 750 m2 répartis sur 4 salles, avec : les gravures du fonds Chatillon, des éléments d’architecture monumentale, des objets issus des civilisations précolombiennes ou de l’Afrique, des maquettes, des cartographies, des audiovisuels et des images de synthèse…

Des fois l'Histoire, et bien, elle n'est pas belle à cause de la "bêtise humaine",souvent, mais il faut parler des choses moches pour ne pas les oublier et ainsi éviter de les reproduire... encore... et encore!

BordeauxCentre

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samedi 28 mars 2009

Les Jacobins

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L'ordre des Frères prêcheurs (futurs dominicains) est créé en 1216 à Toulouse par Saint Dominique, dans le contexte de la lutte contre l'hérésie cathare. La maison mère est le couvent des Frères prêcheurs, installé dans le site actuel depuis 1230. Nous voici donc dans le quartier des Jacobins...
Maison mère de l'ordre des Dominicains! C'est un ensemble monastique imposant et majestueux comprenant: la chapelle Saint-Antonin et le cloître. Au Jacobins se trouve le plus bel exemple de "voûte en palmiere" chef-d'œuvre de l'art gothique méridional.

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La construction de l'église est aussitôt entamée. Elle dure un peu plus d'un siècle. Le projet, initialement roman, s'achève dans le style gothique méridional. De 1230 à 1234, est édifié un bâtiment rectangulaire, relativement modeste, couvert d'une charpente. Le choix d'un double vaisseau est déjà fixé: la nef de gauche est consacrée aux religieux, la nef de droite aux fidèles. De 1245 à 1252, on allonge l'église vers l'est pour la doter d'un chœur polygonal. de 1275 à 1298, le chœur reçoit sa voûte actuelle, avec le fameux palmier (élevé en 1292). On édifie également la tour du clocher en 1298. Enfin, de 1325 à 1335, on remanie les nefs pour les rendre parfaitement symétriques et assurer la cohérence architecturale avec le chœur. En 1385, Urbain V confie le corps de Saint Thomas d'Aquin au couvent, qui change alors de "titulature" en l'honneur du grand théologien dominicain.

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Hôtel de Bernuy
L'Hôtel de Bernuy se situe dans la rue Gambetta, dans le centre historique de Toulouse et fut construit de 1503 à 1533. Abritant tout d'abord le collège des Jésuites de 1567 à 1762, puis le collège royal à partir de 1764, il forme aujourd'hui un ensemble qui comprend le collège et le lycée Pierre de Fermat; le lycée où j'ai passé mon Bac en 1985. (Voir le cercle rouge sur le plan ci-dessous)
L'hôtel fut conçue par l'architecte et sculpteur Louis Privat. Représentatif du style renaissance, sa tour d'escalier hexagonale est une des plus haute de la ville (26,5 mètres). L'un des plus beaux hôtels Renaissance de Toulouse, un hôtel particulier du XVIe siècle. Édifié par Jean de Bernuy, juif espagnol chassé par l’Inquisition. Jean de Bernuy était parmi les commerçants les plus riches de Toulouse, en faisant fortune dans le commerce du pastel, cette fleur qui donnait une teinture bleue indélébile, et qui était largement cultivée dans le Lauragais.  Il sera capitoul en 1533.

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D'ailleurs pour l'anecdote, sa prodigieuse fortune lui permit de faire édifier sur sa demeure la tour la plus haute de la cité alors (symbole de puissance et signe de reconnaissance des personnages importants de la cité) mais aussi de se porter caution auprès de Charles-Quint de la rançon exigée pour la libération de François Ier. Jean de Bernuy eut donc l’honneur de recevoir le roi et sa cour sous son toit en 1533.

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vendredi 20 mars 2009

Les traditions du monde

"NOROUZ"
(ou NOROOZ, pour d'autres vers Toronto ou Los Angeles sur "Face de Bique"...)

250px_Hyacinthus_orientalis0 800px_Tulip_closeup

L’équinoxe du printemps comme fête, avec la jacynthe et la tulipe! Norouz est un mot persan signifiant printemps et qui est formé de deux racines persanes, now= nouveau et rouz= jour. C'est le premier jour de l'année dans le calendrier persan. Une fête à laquelle j'ai participé une fois ou deux, dans la famille de ma meilleure amie du collège, puis du lycée... D'ailleurs si je me souviens bien, nous avions cousu une robe noire en satin pour l'occase je crois, dans leur maison de Fenouillet, du "sur mesure" pour mon amie Shadi, et sans patron, lol! Nous étions en première ou en terminale il me semble... c'était avant que ma route ne croise celle de mon Zhom! Je me souviens aussi des repas iraniens à base de riz souvent, les pâtisseries... et c'est vachement bon la cuisine iranienne!

Norouz est la fête traditionnelle iranienne célébrant le nouvel an du calendrier iranien (premier jour du printemps). La fête est célébrée par certaines communautés le 21 mars, et par d'autres le jour de l'équinoxe vernal, qui a lieu le 20, 21 ou 22 mars.
Norouz est célébré depuis au moins 3000 ans (certains mentionnent plus de 15.000 ans). Cette fête est profondément enraciné parmi les rituels et les traditions du Zoroastrisme.
Aujourd'hui, la fête de Norouz est célébrée dans de nombreux pays qui ont été des territoires ou qui ont été influencés par l'Empire Perse: en dehors de l'Iran, on peut citer l'Irak, l'Afghanistan, des parties du Moyen-Orient aussi bien que dans les ex-républiques soviétiques du Tadjikistan, de l'Ouzbekistan, de l'Azerbaïdjan, du Kazakhstan, et du Kyrgyzstan.
La fête est aussi célébrée par les Parsis zoroastriens en Inde et en Turquie, où elle est appelée Nevruz en Turc et Newroz en Kurde.

Les Haft Sîn: La tradition principale de Norouz est la mise en place des Haft Sîn - les sept 'S', sept objets dont le nom commence par la lettre S ou "sîn" de l'alphabet Persan, qui sont sept objets spécifiques disposés sur une table correspondant aux sept créations et aux sept immortels les protégeant.

La liste suivante est un exemple des objets servant à faire les Haft Sîn, bien qu'il n'y ait pas de consensus permettant de dire lesquels sont les sept concernés:800px_Haft_Seen_in_Iran

  • sabzeh - germes de blé, orge ou lentille poussant dans un plat (symbolisant la renaissance)
  • samanu - un gâteau très sucré fait de germe de blé (symbolisant l'abondance)
  • senjed - le fruit séché du jujubier (symbolisant l'amour)
  • sîr - ail (symbolisant la médecine)
  • sîb - pommes (symbolisant beauté et bonne santé)
  • somaq - baies de sumac (symbolisant la couleur du lever du soleil et santé)
  • serkeh - vinaigre (symbolisant l'âge et la patience)
  • sonbol - l'odorante fleur de Jacinthe (symbolisant l'arrivée du printemps)
  • sekkeh - pièces de monnaie (symbolisant prospérité et fortune

Les autres objets sur la table peuvent inclure les suivants:

  • pâtisseries
  • bougies allumées (symbolisant bonheur)
  • un miroir
  • des œufs peints (symbolisant fertilité)
  • un bol avec deux (ou plus) poissons rouges (symbolisant vie)
  • un bol d'eau contenant une orange (la terre flottant dans l'espace)
  • eau de rose pour ses pouvoir magiques nettoyants
  • les couleurs nationales (vert, blanc, rouge), pour la touche patriotique
  • un livre sacré (par exemple, le Coran, Kitáb-i-Aqdas, la Bible, la Torah ou l'Avesta) ou encore un livre de poésie (presque toujours le Shâh Nâmeh ou le divan d'Hafez)

Haji Firûz: Le traditionnel porteur des couleurs de Norouz est un personnage appelé Haji Pirûz, ou Hadji Firuz. Il symbolise la renaissance du dieu du sacrifice sumérien, Domuzi (Dumuzi, qui a donné son nom au mois hébreu de Tammuz), qui était tué à la fin de chaque année et renaissait pour le début de l'année nouvelle. Portant du maquillage noir et un costume rouge, Haji Firûz chante et danse dans les rues avec tambourin et trompettes en distribuant ses bons vœux pour l'arrivée de la nouvelle année.

Khaneh tekani: La tradition veut qu’on prépare le renouveau de la nature, en nettoyant la maison de fond en comble un mois auparavant. La fête dure 13 jours et commence par la visite aux grands-parents, puis aux autres membres de la famille et enfin aux amis. Le treizième jour (Sizdeh bedar, «au dehors le 13e», il faut aller pique-niquer. Il s’agit de se débarrasser de la malchance en allant pique-niquer dehors et en jetant à l'eau les graines germées, sabzeh, qui sont censées avoir récolté toute la malchance et toutes les maladies.

       

Le message de Barack Obama aux Iraniens - Nouvel Obs
Vidéo mise en ligne par la Maison Blanche pour le nouvel an iranien, dans la nuit du jeudi 19 au vendredi 20 mars, et adressée directement au régime iranie. Le président amércain y appelle le régime à "surmonter les anciennes dissensions".

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mercredi 18 mars 2009

Les suppliciés de la Salade

Je trouve cet article de la Dépêche en surfant. Voilà qu'une foule de souvenirs de ma formation d'infographie à l'ETPA me revient à l'esprit: les sandwiches de midi, les délires, les parties de Baby Foot... D'ailleurs si Éric mon pote de Floride, mon pote Christophe de Montréal  (Saint-Basile-le grand) et Miss Gab lisent cet article, ils en auront plein aussi j'en suis sûre... Encore des anecdotes de l'Histoire de ma ville rose: j'adOôore!

Plan_BarriereParis

...En allant boire un verre au bar La Salade, (2, avenue de Fronton, quartier des Minimes), le visiteur ne peut s'imaginer que l'appellation de ce sympathique café n'a pas aucun lien avec la laitue verte et croquante. En fait, «La Salada» évoquée dans le cadastre vers 1550, était située à proximité de l'installation de cet établissement, d'où son nom. «La Salada», désignant en gascon les fourches patibulaires que toute cité possédait à l'époque. Mais qu'étaient-ce donc que ces «fourches patibulaires»? ...

BarriereDeParis_01

Il s'agissait simplement des crochets auxquels on exposait, à la vue de tous, les cadavres des suppliciés, histoire de dissuader ceux qui auraient eu envie de s'éloigner du droit chemin. Constituées de simples poteaux en bois fourchus supportant un madrier, ces fourches deviennent au XVIe siècle de vrais édifices. En tant que siège du parlement pour tout le Languedoc, Toulouse eut le privilège d'avoir six piliers. Jusqu'à la veille de la Révolution, la Ville rose détenait le triste avantage d'être la dernière à offrir à ses visiteurs ce spectacle barbare. Cette situation faisait dire à Voltaire que «le parlement de Toulouse était le plus sanguinaire de France». Selon certains témoins du moment, ce spectacle funèbre ne dissuadait pourtant pas les actes répréhensibles. Puisqu'entre 1737 et 1780, on ne relève pas moins de 171 exécutions ! Face à l'augmentation de la population de ce quartier et aux odeurs nauséabondes que ces cadavres exhalaient, une pétition fut adressée aux Capitouls en 1759. Ce fut le roi Louis XVI en personne qui ordonna la suppression de ces fourches d'un autre âge en 1786. Une décision royale prise à contrecœur par les parlementaires!

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lundi 16 mars 2009

Les Hôtels particuliers à Toulouse

France_Toulouse_hotel_vieux_raizin2Après l'hôtel de Pierre, celui d'Ulmo, voici l'hôtel du Vieux-Raisin, appelé aussi Hôtel Maynier. Il se trouve à Toulouse, entre le quartier du parlement et celui de Saint-Étienne, sur l'avenue du Languedoc, en prolongement de la rue Alsaces-Lorraine, et face à l'actuelle place des Carmes. Son nom provient d'une taverne d'une rue voisine du sud qui possédait une enseigne avec une grappe de raisin. Pendant plusieurs années, j'allais y voir ma toubib qui avait son cabinet au 3ème étage sans ascenseur, vieil escaliers en colimaçon, fenêtres au dessus de la pancartes, dernier étage!!
Cet hôtel date de 1518, et représente sûrement l'un des plus beaux hôtels particuliers de l'époque. Hotelvieuxraisin_3
Il fut édifiée pour Bérenger Maynier, professeur de droit, seigneur de Canac et de Gallice et capitoul de 1515 à 1516, le style choisit fut donc celui de cette période, fortement influençé par la renaissance italienne. L'hôtel fut complété quelques années plus tard (1547) pour le greffier civil Jean Brunet selon les plans du célèbre architecte de l'époque de l'âge d'or toulousain: Nicolas Bachelier (auteur entre autres du Pont Neuf, de l'hôtel d'Assézat). La richesse des décors de pierre témoigne de l'art de la Renaissance et d'un goût prononcé pour l'Antiquité: escalier à vis, Tour Renaissance, médaillon avec buste aux fenêtres et baies à cariatides sur les façades de la cour. Sa façade extérieure a été rénové en 2006, c'est marqué sur la pancarte contre le mur de l'avenue.

Plan_HotelVieuxRaisin

Merci à Google Earth et en suivant, quelques captures d'écran à 360°...

RueDuLanguedoc_Tlse4
RueDuLanguedoc_Tlse3
RueDuLanguedoc_Tlse2
RueDuLanguedoc_Tlse1

Posté par lejournaldemagel à 00:31 - Culture générale - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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